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39ème session ordinaire de l’UA : « L’Assemblée a examiné une étude sur les implications de la qualification de la colonisation comme crime contre l’humanité »

2026-02-16 - 10:18

La 39ème session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine a pris fin hier, dimanche 15 février 2026, à Addis-Abeba (en Ethiopie). Cette rencontre de deux jours a été une occasion pour les chefs d’Etat et de gouvernement africains de se pencher sur plusieurs sujets qui touchent au continent. La persistance des conflits armés et d’autres crises humanitaires étaient au cœur des discussions. « L’Assemblée a pris note du rapport du Conseil de paix et de sécurité (CPS) sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique et a exprimé sa profonde préoccupation face à la persistance des conflits, du terrorisme et de l’extrémisme violent, des changements anticonstitutionnels de gouvernement et des crises humanitaires dans certaines parties du continent. Les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Union à une tolérance zéro face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement et ont réitéré sa détermination à faire taire les armes en Afrique. L’Assemblée a souligné l’impératif d’un financement prévisible, durable et flexible pour les opérations de soutien à la paix menées par l’UA », lit-on dans un communiqué de presse publié sur le site de l’Union africaine. Sur le plan institutionnel, les dirigeants ont examiné l’état d’avancement des réformes visant à bâtir une Union plus efficace, responsable et financièrement viable. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi réaffirmé la position commune de l’Afrique sur la « réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies » et la demande d’une « représentation équitable de l’Afrique au sein des institutions de gouvernance mondiale ». Sur ce dernier point, ils ont souligné l’importance de positions africaines coordonnées pour faire progresser les priorités continentales, notamment le financement du développement durable, la restructuration de la dette, l’action climatique, la sécurité alimentaire et la transformation numérique. Justice historique et devoir de mémoire Lors de ce sommet, les chefs d’Etat se sont également penchée sur les questions de justice historique, examinant une étude sur les implications de la qualification de la colonisation et de l’esclavage comme crimes contre l’humanité et actes de génocide. « Les dirigeants ont souligné l’importance de la justice historique, de la vérité, du devoir de mémoire, de la justice réparatrice et de la préservation de la dignité des peuples africains », lit-on dans ce communiqué. Autre fait marquant de cette rencontre, c’est la prise de fonction du président burundais, Evariste Ndayishimiyé, à la tête de l’Union africaine. Il succède au chef d’Etat angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, à la présidence de cette institution continentale. Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com Tel : 622 97 27 22

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