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Abdoulaye Sow jugé pour détention d’armes : « C’était pour assurer notre sécurité »

2026-03-10 - 22:16

Poursuivi pour abstention délictueuse et détention illégale d’armes, Mamadou Abdoulaye Sow a comparu ce mardi, 10 mars 2026, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ce commerçant de profession, qui comparaît libre, a reconnu à la barre avoir gardé des armes à son domicile, tout en expliquant que ce choix était motivé par des raisons de sécurité, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters. À la barre, le prévenu a indiqué avoir acquis ces armes après avoir été victime de plusieurs attaques de la part de bandits. Selon lui, cette situation l’aurait poussé à prendre des mesures pour protéger sa famille et ses biens. « J’ai cherché ces deux armes pour assurer ma sécurité et celle de ma famille, parce que j’étais régulièrement victime d’attaques. J’ai même engagé un vigile pour renforcer la sécurité de ma concession. Je lui ai confié l’une des armes et j’ai gardé l’autre avec moi », a-t-il expliqué devant le tribunal. Mamadou Abdoulaye Sow a également relaté les circonstances dans lesquelles les armes ont été découvertes par les autorités. D’après ses déclarations, c’est lors d’une opération de déguerpissement que les agents ont trouvé les deux armes à son domicile. « Quelque temps plus tard, des agents sont venus nous dire que le domaine sur lequel nous étions installés appartenait à l’État et nous ont déguerpis. C’est ce jour-là qu’ils ont découvert les deux armes chez moi. Ils m’ont aussitôt interpellé et placé sous mandat de dépôt pour les faits qui me valent aujourd’hui d’être devant la justice », a-t-il poursuivi. Le prévenu a en outre affirmé s’être procuré ces armes par l’intermédiaire d’une connaissance. Pour les documents nécessaires à leur détention, il dit avoir bénéficié de l’aide d’un policier qui lui aurait demandé certaines pièces administratives. « Il m’a demandé ma carte nationale d’identité, mes documents de commerce et l’adresse de mon domicile. Je ne savais pas que les documents qu’il m’avait remis étaient faux. Mon intention était simplement d’assurer la sécurité de ma famille après les nombreuses attaques dont j’avais été victime », a-t-il soutenu. Après avoir entendu les explications du prévenu et les différentes parties, le tribunal a renvoyé l’affaire au 17 mars 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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