Attaque sanglante au Nigeria : au moins 162 morts enregistrés dans l’État de Kwara
2026-02-04 - 13:17
Une nouvelle attaque armée a endeuillé de nombreuses familles ce mardi 3 février 2026 au Nigeria. Des individus armés ont fait irruption dans le village de Woro, relevant de l’État de Kwara, tuant au moins 162 personnes. Un premier chiffre de 35 morts avait été annoncé ce mercredi matin, mais le bilan s’est nettement alourdi au fil des heures. « Selon les derniers rapports, le bilan s’élève désormais à 162 morts, tandis que les recherches pour retrouver d’autres corps se poursuivent», a déclaré à l’AFP Babaomo Ayodeji, le secrétaire de la Croix-Rouge de l’État de Kwara. Selon les témoignages, les assaillants ont ouvert le feu sur les habitants avant d’incendier plusieurs commerces ainsi que le palais royal du village. Dans une panique totale, de nombreux citoyens se sont enfuis dans la brousse pour tenter de se sauver. La police nigériane a confirmé l’attaque sans toutefois communiquer de bilan pour le moment. De son côté, le gouverneur de l’État de Kwara, AbdulRahman AbdulRazaq, a dénoncé une « expression lâche de la frustration des cellules terroristes suite aux campagnes antiterroristes en cours dans certaines parties de l’État et aux succès enregistrés jusqu’à présent ». Cette attaque intervient en effet quelques jours après une annonce de l’armée nigériane se félicitant d’avoir « neutralisé » de nombreux « terroristes » dans les forêts de Kwara. Cet État du Nigeria est confronté depuis plusieurs années à une insécurité multiforme. Aux bandes armées qui pillent les villages, enlèvent des habitants et sèment la terreur, s’ajoute une menace jihadiste en expansion, portée par des groupes actifs dans le nord-ouest du pays et qui étendent progressivement leur zone d’influence vers le sud. Face à cette situation, les autorités locales ont instauré des couvre-feux dans certaines zones de l’État et fermé les écoles pendant plusieurs semaines. Les écoles concernées ont rouvert leurs portes lundi dernier. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com