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Burkina Faso : les partis politiques officiellement dissous

2026-01-30 - 09:47

Le gouvernement burkinabè a annoncé, dans la nuit du jeudi 29 janvier 2026, la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays. La décision a été rendue publique à l’issue du Conseil des ministres présidé par le capitaine Ibrahim Traoré, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la région de l’AES. L’information a été officiellement communiquée par le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo. Selon les autorités, cette mesure s’inscrit dans la dynamique des décisions similaires prises au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina. Fin du système partisan Le Conseil des ministres a ainsi décidé de la dissolution de tous les partis et formations politiques existants, accompagnée de l’abrogation des textes encadrant leur fonctionnement. La décision concerne également les mécanismes de financement public des partis ainsi que le statut du Chef de file de l’opposition. Cette mesure met un terme à plus de trois ans de suspension du système partisan au Burkina Faso. Pour le gouvernement, elle vise à s’inscrire dans le processus de refondation de l’État, engagé après un diagnostic jugé approfondi du secteur politique. Des dérives dénoncées Selon les conclusions présentées par la tutelle, le paysage politique burkinabè était marqué par des dérives et une multiplication jugée anarchique des partis politiques. Une situation qui, selon les autorités, aurait contribué à fragiliser l’unité nationale et à porter atteinte au « vivre-ensemble » ainsi qu’à la souveraineté nationale retrouvée du Faso. Le patrimoine des partis reversé à l’État Le décret adopté prévoit enfin que le patrimoine de toutes les formations politiques désormais interdites d’exercer soit transféré au patrimoine de l’État burkinabè. Cette décision marque un tournant majeur dans la vie politique du pays et ouvre une nouvelle phase dans le processus de transition en cours. Kéita Idrissa pour Guineematin.com

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