Conakry : accusé de vol à main armée, Moussa Conté rejette toute implication
2026-02-06 - 08:17
Le tribunal criminel de Dixinn a ouvert, jeudi 5 février 2026, le procès opposant Moussa Conté au ministère public pour des faits présumés de vol à main armée. À la barre, l’accusé a catégoriquement nié les charges retenues contre lui, affirmant n’avoir jamais eu connaissance de la présence d’une arme dans le sac au cœur de l’affaire, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Détenu depuis le 7 septembre 2023, Moussa Conté est poursuivi pour vol à main armée portant sur des numéraires et un écran de télévision, au préjudice de citoyens de Conakry. Âgé de 24 ans, mécanicien de profession, célibataire et sans enfant, il a livré sa version des faits devant le juge Sangaré, président de la juridiction. « Je ne reconnais pas les faits. Nous sommes venus ensemble sur la moto. Je n’ai pas vérifié le sac pour savoir s’il y avait une arme ou non », a-t-il déclaré. Selon lui, il exerçait comme conducteur de moto-taxi et avait simplement transporté un certain Samuel, propriétaire du sac incriminé, sans connaître son contenu. Il précise que le trajet devait initialement se faire vers Kagbélen, moyennant la somme de 50 000 francs guinéens. Arrivé à Simbaya, l’accusé explique que son passager lui aurait demandé de l’emmener acheter un kilo de chanvre indien. « Je lui ai dit qu’il fallait me prévenir à l’avance, parce que ce produit se trouve à Boussoura. Il m’a alors proposé d’ajouter 30 000 francs guinéens », a-t-il poursuivi. S’exprimant sur la découverte de l’arme, Moussa Conté a indiqué qu’il avait confié le sac à son petit frère avant de repartir avec Samuel, sans se douter de son contenu. « Plus tard, ma petite sœur m’a appelé pour me dire qu’il y avait une arme dans le sac. Je lui ai demandé de vérifier, mais le sac avait déjà disparu. J’ai eu peur d’en parler à Samuel pour éviter qu’il ne prenne la fuite », a-t-il relaté, ajoutant que ce dernier aurait ensuite menacé toute la famille. Concernant les biens déclarés volés, l’accusé reconnaît partiellement les faits. « L’affaire d’argent, je reconnais, mais l’écran m’appartient. Lors de mon interpellation, les agents ont saisi mon écran, ma moto et 150 000 francs guinéens. Tout s’est passé à 7 heures du matin devant ma famille », a-t-il soutenu. À l’issue de cette première comparution, le tribunal a renvoyé l’affaire au 12 février prochain pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Yayé Oumou Barry, pour Guineematin.com