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Conakry : ce que risque Binta Diallo, jugée pour le « vol » d’un bébé de 3 semaines

2026-03-18 - 09:53

Jugée pour enlèvement d’enfant (un nourrisson de 21 jours), Fatoumata Binta Diallo risque une peine de 10 ans de réclusion criminelle au tribunal de Dixinn. Telle est la peine requise à son encontre par le procureur lors de l’audience criminelle de ce mardi 17 mars 2026. À la barre, l’accusée a nié les faits d’enlèvement mis à sa charge. Mais elle a reconnu avoir emmené le nourrisson sans le consentement de sa mère, Aïssatou Soumah, après s’être familiarisée avec cette dernière, a constaté Guineematin.com à travers l’un de ses reporters. En détention depuis le 22 octobre 2025, cette étudiante âgée de 24 ans est jugée pour enlèvement d’enfant. À la barre, l’accusée, Fatoumata Binta Diallo, a nié les faits mis à sa charge. « Ce jour-là, j’ai pris l’enfant d’Aïssatou Soumah pour l’emmener avec moi sans son consentement, après l’avoir chargée d’aller faire un retrait sur mon compte afin que nous puissions nous en servir pour le transport, vu qu’il pleuvait ce jour-là. C’est mon mari qui m’a envoyée à la gendarmerie afin que nous y déposions le bébé à 6 heures du matin. Aïssatou et moi sommes devenues un peu proches à la suite d’une rencontre lors d’une soirée Dior. Elle connaît chez moi tout comme je connais chez elle, et cette relation a duré cinq jours », a-t-elle déclaré. Poursuivant sa déposition, Fatoumata Binta Diallo a exposé les raisons qui l’ont amenée à agir de la sorte, tout en affirmant que son intention était d’élever cet enfant. « Mon intention était de garder le bébé jusqu’à ce qu’elle vienne le chercher ou le réclamer elle-même, car j’avais pitié d’elle puisqu’elle n’avait pas les moyens de s’occuper de cet enfant, et elle m’avait fait part de son besoin de continuer ses études. Je voulais l’élever. J’ai une fille de 3 ans. C’est le fait qu’elle se soit rendue chez moi et qu’elle ne m’y ait pas trouvée qui l’a amenée à publier ma vidéo prise par la pharmacie où j’étais avec la mère du bébé. Je regrette d’avoir séparé une mère de son enfant. » Avant la phase des réquisitions et des plaidoiries, le juge a fait savoir que la partie civile s’était désistée de la procédure judiciaire. Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a rappelé que Fatoumata Binta Diallo, dans sa volonté de donner un enfant à son prétendant après avoir subi une fausse couche, s’était familiarisée avec la mère d’un nourrisson de 21 jours avant d’emporter le bébé sans son consentement, selon le procès-verbal. En conséquence, le parquet a sollicité de retenir l’accusée dans les liens de la culpabilité pour enlèvement et, pour la répression, a requis sa condamnation à 10 ans de réclusion criminelle. De son côté, l’une des avocates de la défense a demandé des circonstances atténuantes en faveur de sa cliente. Pour sa propre défense, l’accusée a demandé le pardon du tribunal. Après avoir écouté toutes les parties présentes, le juge a renvoyé l’affaire au 26 mars 2026 pour rendre sa décision. Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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