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Conakry : Gnouma Édouard Koundouno condamné pour abus de confiance portant sur une moto

2026-03-10 - 10:15

Poursuivi pour abus de confiance portant sur une moto estimée à plus de 9 millions de francs guinéens, Gnouma Édouard Koundouno a été reconnu coupable par le tribunal de Mafanco. Selon les faits exposés à l’audience correctionnelle de ce lundi 9 mars 2026, le prévenu est accusé d’avoir détourné une moto appartenant à Mamoudou Condé, qui n’est autre que son cousin. L’engin lui aurait été confié afin qu’il puisse travailler et reverser une recette journalière au propriétaire. D’après le plaignant, tout s’est déroulé normalement durant le premier mois d’activité. Mais par la suite, Gnouma Édouard Koundouno aurait cessé de verser les recettes avant de disparaître sans donner de nouvelles, a appris sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters. Interpellé puis placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry depuis le 18 février 2026, le prévenu a été appelé pour s’expliquer sur les faits. À la barre, Gnouma Édouard Koundouno n’a pas nié les accusations, mais a soutenu que la moto avait été volée alors qu’il l’avait confiée à un ami avant de se rendre au village. « C’est monsieur Mamoudou Condé qui m’a donné la moto pour que je puisse travailler. J’ai travaillé pendant deux mois. Le troisième mois, j’ai eu un problème et je suis parti au village. Avant de partir, j’avais laissé la moto avec un ami et c’est avec lui que la moto a été volée », a-t-il déclaré. Une version qui n’a pas convaincu le ministère public. Le procureur a rappelé au prévenu qu’il ne s’agissait pas de sa première affaire du genre. « Vous dites que la moto a été volée, mais vous et moi savons que ce n’est pas votre première fois. Vous êtes un habitué des faits. Vos parents ont même témoigné que vous les avez déjà volés », a-t-il lancé. Face à cette remarque, le prévenu a maintenu sa position, affirmant de nouveau que l’engin avait été volé. De son côté, la partie civile, Mamoudou Condé, a expliqué les circonstances dans lesquelles il avait confié la moto à son cousin. « Il était au village et je l’appelais souvent pour prendre de ses nouvelles. Un jour, il m’a dit qu’il était venu à Kindia pour se reposer. Je lui ai demandé de venir à Conakry et il m’a répondu qu’il n’avait pas de transport. Je lui ai envoyé de l’argent. Lorsqu’il est arrivé, je lui ai remis une moto neuve afin qu’il puisse travailler et me verser la recette », a-t-il raconté. Selon lui, le prévenu a travaillé correctement pendant un mois avant de cesser tout versement. « Il m’a appelé pour dire qu’il avait l’argent mais qu’il voulait d’abord régulariser la moto. J’ai accepté. Mais quelques semaines plus tard, j’ai appris qu’il avait quitté les lieux. Je suis resté sans nouvelles de lui et il ne répondait plus à mes appels. Par la suite, on m’a rapporté qu’il disait que la moto appartenait à la famille et que, même s’il la vendait, rien n’allait se passer. C’est ainsi que j’ai porté plainte », a-t-il expliqué, ajoutant ne pas croire à la thèse du vol avancée par le prévenu. Au cours des débats, la partie civile a toutefois présenté une lettre de désistement. Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de déclarer Gnouma Édouard Koundouno coupable des faits d’abus de confiance et de le condamner à un an d’emprisonnement avec sursis, assorti d’une amende de cinq millions de francs guinéens. Après délibération, le tribunal correctionnel de Mafanco, présidé par la juge Mariame Camara, a reconnu le prévenu coupable des faits mis à sa charge. Pour la répression, Gnouma Édouard Koundouno a été condamné à six mois de prison assortis de sursis et au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens. Mariama Barry pour Guineematin.com

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