Conakry : Lamine Sangaré jugé pour outrage et violences contre des agents des Forces Spéciales
2026-03-03 - 09:07
Le procès de Lamine Sangaré, jugé pour outrage à agent et violences contre des agents des Forces Spéciales, a pris fin ce lundi, 2 mars 2026, au tribunal de Kaloum. Le jeune prévenu, qui souffre visiblement de dépression mentale, a été renvoyé des fins de la poursuite pour délit non constitué à son égard, le tribunal ayant constaté son instabilité mentale, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Lamine Sangaré est en détention préventive depuis le 16 février 2026 à la maison centrale de Conakry. Selon nos informations, le prévenu a été interpellé à la devanture du palais présidentiel Mohammed 5 de Boulbinet, à Kaloum. Il a été mis aux arrêts par les agents de forces spéciales postés sur les lieux. Interrogé par les agents, il a dit être venu pour rencontrer le président de la République, Mamadi Doumbouya, afin qu’il l’aide à régulariser sa situation familiale, leur disant avoir deux épouses. C’est dans cet échange qu’il s’est violemment attaqué à un agent. A l’audience de ce lundi, Lamine Sangaré a déclaré que ce n’est pas à la devanture du palais Mohammed 5 qu’il a été interpellé, mais au niveau du pont 8 novembre, à Tombo. Ensuite, il affirme que l’agent a été le premier à lui donner des coups. Présent dans la salle d’audience, Sidiki Sangaré, père du prévenu, a été appelé à la barre afin d’apporter des précisions. Dans son intervention, il a dit au tribunal que Lamine Sangaré est son fils et qu’il souffrait depuis plus de quatre mois de dépression mentale. Il précise que cela est une maladie héréditaire chez eux, et que son fils n’a aucune femme. « Il a fui la maison familiale à Kissosso où il suivait un traitement pour marcher à pied jusqu’à Kaloum », a mentionné le père de famille. Dans ses réquisitions, le substitut du procureur, Djénè Cissé, a déclaré que selon les informations reçues de la maison centrale, « le prévenu manifeste un comportement instable ». C’est pourquoi, « les faits sont établis mais ils ne sont pas imputables au prévenu parce qu’il n’est pas mentalement stable. Donc, nous vous demandons de le renvoyer des fins de la poursuite », a-t-elle requis. En statuant sur siège, le président Mamadou Dian Diallo a renvoyé Lamine Sangaré des fins de la poursuite pour délit non constitué et ordonné sa remise en liberté immédiate. Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com Tel :620 589 627/664 413 227