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Conakry : le Salon du livre islamique de Guinée lancé dans une atmosphère studieuse

2026-02-22 - 14:15

La capitale guinéenne a servi de cadre au lancement officiel de la première édition du Salon du livre islamique de Guinée ce samedi 21 février 2026. Une initiative portée par Dr Ousmane Soumaré. La cérémonie d’ouverture a mobilisé acteurs religieux, intellectuels, éditeurs et autorités administratives autour d’un même objectif : faire de la Guinée un carrefour du savoir islamique en Afrique de l’Ouest. Pour cette édition inaugurale, deux pays sont invités d’honneur : la Côte d’Ivoire et la Turquie, marquant ainsi la dimension internationale que les organisateurs entendent donner à l’événement. C’est dans cette optique que Guineematin.com est allé à la rencontre du coordinateur du Salon du livre islamique de Guinée, Dr Ousmane Soumaré, pour en comprendre les enjeux. Guineematin.com : Quel est l’objectif principal du Salon du livre islamique de Guinée ? Dr Ousmane Soumaré : L’objectif principal est de promouvoir la lecture islamique authentique et la diffusion des connaissances religieuses à travers des ouvrages de qualité. Nous voulons faire du Salon un carrefour intellectuel où auteurs, lecteurs, chercheurs et étudiants se rencontrent pour enrichir leurs savoirs. Quelles sont les innovations de cette édition par rapport aux précédentes ? Cette édition intègre pour la première fois des ateliers interactifs pour les jeunes, des panels de discussions savantes et des sessions de lecture publique. Nous avons aussi élargi la participation aux auteurs francophones d’Afrique de l’Ouest. Comment sélectionnez-vous les auteurs et les ouvrages présentés ? Nous avons un comité scientifique qui évalue la valeur pédagogique, religieuse et littéraire des textes. L’objectif n’est pas seulement la quantité, mais la qualité : rigueur, conformité aux sources islamiques et apport éducatif. Quel rôle joue le Salon dans la promotion de la lecture en Guinée ? Ici, nous cherchons à changer les habitudes de lecture, surtout chez les jeunes. Trop souvent, la lecture est perçue comme une obligation scolaire. Nous voulons qu’elle devienne un plaisir qui enrichit l’esprit. Peut-on parler d’un impact sur la jeunesse ? Oui. Chaque année, nous constatons une augmentation des jeunes participants, des clubs de lecture qui se forment et des écoles qui intègrent davantage de livres religieux choisis. C’est une grande victoire pour nous. Quels types d’ouvrages sont mis en avant ? On retrouve des ouvrages de sciences religieuses classiques, des introductions au Coran, des livres de spiritualité, mais aussi des publications modernes qui répondent aux défis contemporains des jeunes musulmans. Le Salon encourage-t-il les livres en langues locales ? Oui, nous encourageons fortement les publications en langues nationales. La connaissance ne doit pas être limitée à une seule langue : les jeunes doivent pouvoir lire en poular, sosso, maninka et dans d’autres langues. Comment garantir la qualité scientifique des livres présentés ? Grâce à notre comité scientifique composé d’érudits, d’enseignants universitaires et de spécialistes de la charia. Chaque ouvrage est évalué avant d’être exposé. Quel est l’impact du Salon sur le plan religieux et social ? Il contribue à une meilleure compréhension du Coran et de la Sunna, renforce la tolérance religieuse et favorise le dialogue entre différentes visions intellectuelles de l’islam. Quels sont les plans pour l’avenir du Salon ? Nous souhaitons développer des éditions régionales, créer des partenariats internationaux et lancer une plateforme numérique pour permettre aux lecteurs d’accéder aux œuvres en ligne. Quel message adressez-vous aux jeunes auteurs guinéens ? Continuez d’écrire avec sincérité et rigueur. Soyez des ponts entre la tradition et les défis du XXIe siècle. Votre voix compte pour l’avenir de notre savoir et de notre foi. Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com Tél. : 625 698 919 / 612 261 126

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