Conakry : un enseignant-chercheur jugé pour violences, injures… contre sa femme et sa belle-sœur
2026-01-27 - 10:21
Un enseignant-chercheur, Ibrahima Mansaré, est jugé au tribunal de Mafanco, pour des faits de coups et blessures volontaires, violences, voies de fait et injures. A l’audience correctionnelle de ce lundi 26 janvier 2026, il a nié les faits de violences, coups et blessures et voies de faits mis à sa charge. Toutefois, il reconnait les injures proférées contre sa femme, Noukankou Bérété, et sa belle-sœur, Sanaba Bérété, parties civiles dans cette affaire, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Détenu pendant quelques temps à la maison centrale, Ibrahima Mansaré a été finalement remise en liberté après le paiement d’une caution. Curieusement, il est présenté comme lauréat d’un prix des droits de l’homme en 2025. Appelé à la barre, il a donné sa version des faits d’injures dans cette affaire qui l’oppose à sa femme et à sa belle-sœur. Mais, il nie les faits de coups et blessures volontaires mis à sa charge. « Je reconnais les faits d’injures proférées par WhatsApp à l’encontre de mon épouse. En revanche, je conteste formellement les accusations de coups et blessures portées contre elle et sa sœur. Les tensions ont débuté à mon retour d’une mission à l’intérieur du pays. Mon épouse m’a reproché de l’avoir laissée seule en cette période électorale cruciale pour partir en mission, car il y avait eu des tirs à Sonfonia. Elle a également affirmé que mon projet de second mariage me préoccupait de manière excessive. Ce soir-là, elle m’a refusé l’accès à notre chambre, m’obligeant à dormir à même le sol sur les carreaux. Et j’ai constaté que ce projet de mon remariage est resté une source de polémique constante. Un jour, sa jeune sœur s’est présentée à mon domicile, bien que je lui aie formellement interdit l’accès. Je lui ai dit qu’elle n’entre pas dans ma maison. Une décision qui a engendré une altercation entre elle et moi. Elle s’est jetée sur moi. J’ai simplement tenté de me dégager de son emprise. Elle prétend être venue prendre des nouvelles de sa sœur, alors que la situation a dégénéré par son fait. Après que je sois sorti avec mon fils, elle m’a demandé de lui rapporter ses médicaments vu qu’elle ne se portait pas bien suite à une crise qu’elle avait faite. Je lui ai répondu que je les achèterais, mais que cela pouvait attendre mon retour (même vers 22 heures), car il ne s’agissait pas d’un traitement d’urgence. Je tiens à préciser qu’en quatre ans de mariage, je n’ai jamais manqué à mes obligations envers elle. C’est ainsi qu’elle a insulté ma deuxième femme et ses parents sur WhatsApp, des injures que je ne peux répéter, c’est ainsi j’ai répliqué à ses injures par la même voie. Je réitère ici mon épouse est, par nature, une femme très douce. Mais elle agit actuellement sous l’influence néfaste de sa jeune sœur », a-t-il déclaré. Par la suite, l’avocat de la partie civile a diffusé une vidéo sur une tablette devant le tribunal. Dans cet enregistrement, on aperçoit l’une des victimes, ensanglantée et en pleurs. Elle disait ceci : « Mansaré m’a tué, Mansaré m’a tué ». Il s’agissait de Sanaba Bérété, sa belle-sœur. Ensuite, il a diffusé un autre audio dans lequel on entendait le prévenu proférer contre sa femme, Noukankou Bérété. Après cette diffusion, le tribunal a renvoyé le dossier au 9 février 2026 pour la comparution de Noukankou Bérété et Sanaba Bérété, les deux parties civiles. Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com