Conakry : un Nigérian risque 15 ans de prison pour trafic international de cocaïne
2026-01-29 - 09:13
Le tribunal de première instance de Mafanco a jugé, ce mercredi 28 janvier 2026, un ressortissant nigérian poursuivi pour trafic international de cocaïne et complicité. L’accusé, Ikwuses Tochukwn Johnson, a comparu à l’audience criminelle et a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé sa condamnation à une peine de 15 ans de réclusion criminelle et à une amende de 500 millions de francs guinéens, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. En détention depuis le 28 février 2025 à la maison centrale de Conakry, l’accusé a admis à la barre avoir transporté de la drogue en connaissance de cause. Face aux juges, il a expliqué son mode opératoire ainsi que les circonstances de son interpellation à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, alors qu’il s’apprêtait à rejoindre le Laos. Selon ses déclarations, la drogue, 15 boulettes de cocaïne, lui aurait été remise au Nigeria par un tiers, propriétaire de la marchandise. « J’ai transité par la Guinée pour me rendre au Laos. Le propriétaire de la drogue a financé mon billet d’avion et organisé mon itinéraire. Une fois en Guinée, j’ai ingéré douze boulettes et gardé les trois autres dans ma poche, conformément aux instructions reçues », a-t-il confié. L’accusé affirme avoir accepté cette mission dans le but de subvenir aux besoins de sa famille, notamment pour payer les frais de scolarité de ses enfants. Après avoir exprimé son profond regret, il a soutenu qu’il s’agissait de sa première tentative et de son premier voyage de ce genre. Lors des réquisitions, le procureur de la République, Kanfory Ibrahima Camara, a salué la bonne foi de l’accusé tout au long de la procédure, avant de demander sa condamnation. Le ministère public a requis 15 ans de réclusion criminelle assortis du paiement d’une amende de 500 millions de francs guinéens, estimant que les faits sont suffisamment établis. Pour sa part, la défense a demandé au tribunal de ne pas suivre les réquisitions du parquet, plaidant des circonstances atténuantes en faveur de son client, en raison de sa coopération dès l’enquête préliminaire. L’avocat a sollicité une peine minimale. Dans sa dernière intervention, l’accusé a imploré le pardon du tribunal, réaffirmant son regret et promettant de ne plus jamais se livrer à de telles pratiques. Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal a mis l’affaire en délibéré et a renvoyé le dossier au 11 février 2026 pour le prononcé du jugement. Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com