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Cour d’appel de Conakry : un Bissau-Guinéen jugé dans une affaire de plus de 6 kilos de cocaïne

2026-03-13 - 08:16

Le procès en appel de Mamadou Baldé, poursuivi pour trafic international de cocaïne, s’est ouvert ce jeudi 12 mars 2026 devant la Cour d’appel de Conakry. Cuisinier de profession et ressortissant bissau-guinéen, l’accusé a reconnu les faits mis à sa charge lors de l’audience, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Selon le dossier, Mamadou Baldé a été interpellé le 9 octobre 2024 à l’aéroport international de Conakry en possession de 6,1 kilogrammes de cocaïne. À la suite de son arrestation, il a été placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry le 25 octobre 2024. Jugé en première instance par le tribunal criminel de Mafanco, il a été reconnu coupable de trafic international de drogue. La juridiction l’a condamné à cinq ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 100 millions de francs guinéens au profit de l’État guinéen. Contestant la sévérité de cette décision, la défense a interjeté appel, estimant que la peine infligée à son client est « très élevée ». L’avocat de l’accusé a ainsi sollicité une réduction de la sanction. Invité à s’exprimer devant la cour, présidée par le juge audiencier Sékouba Condé, Mamadou Baldé a reconnu avoir transporté la drogue depuis la Guinée-Bissau jusqu’à Conakry. Il affirme toutefois ne pas connaître l’identité de la personne qui lui a confié la marchandise ni celle du destinataire. « C’est quelqu’un qui m’a remis cette drogue en Guinée-Bissau pour venir la remettre à une autre personne en Guinée dont j’ignore le nom. Quand je suis arrivé à Conakry, il a coupé tout contact », a-t-il expliqué à la barre. Dans ses réquisitions, l’avocat général a demandé à la cour de confirmer la décision rendue par le tribunal de Mafanco dans toutes ses dispositions. Selon lui, la juridiction de première instance s’est montrée clémente. « Nous demandons la confirmation pure et simple du jugement. Heureusement que le parquet n’a pas relevé appel, sinon nous aurions sollicité une peine plus lourde », a-t-il déclaré. De son côté, la défense a plaidé en faveur de circonstances atténuantes, soulignant que l’accusé a reconnu les faits et qu’il dispose d’un métier lui permettant de subvenir à ses besoins. « Il a reconnu les faits à travers ses aveux, ce qui traduit une prise de conscience. Le temps passé en détention l’a éduqué. Accordez-lui des circonstances atténuantes », a plaidé son avocat. À l’issue des débats, la Cour d’appel de Conakry a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 9 avril 2026. Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com Tél. : 620 589 527 / 664 413 227

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