CRIEF : le dossier de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, renvoyé pour son extraction
2026-02-11 - 18:38
La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a de nouveau examiné, ce mercredi 11 février 2026, le dossier de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura. En détention à la maison centrale de Conakry depuis le 15 décembre 2022, l’ex-haut magistrat est poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité. Mais, l’audience n’a pu se tenir en raison de son absence. La Cour a donc décidé de renvoyer l’affaire au 18 février 2026 afin d’assurer son extraction, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Mohamed Lamine Bangoura est poursuivi aux côtés d’Amadou Diallo, Sidiki Sylla et Rouguiatou Barry pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité, au préjudice de l’Agent judiciaire de l’État (AJE) et de Lancinet Kanko Kourouma. Ses co-prévenus, tous en fuite, font l’objet de mandats d’arrêt émis par la juridiction spécialisée. À l’ouverture de l’audience, aucun des prévenus n’était présent. Interrogé par la Cour, le ministère public a indiqué que Mohamed Lamine Bangoura n’avait pas été extrait de sa cellule, sans fournir de détails sur les raisons de cette absence. Les avocats de l’ex-président de la Cour constitutionnelle sous le régime Alpha Condé ainsi que ceux de ses co-prévenus étaient également absents. Cette situation intervient dans un contexte tendu à la maison centrale de Conakry, où des incidents ont été signalés cen début de semaine, notamment autour du commandant Toumba Diakité, ancien aide de camp de l’ex-président de transition sous le CNDD, Moussa Dadis Camara. Bien qu’aucun lien officiel n’ait été établi entre ces événements et l’absence de l’extraction de Mohamed Lamine Bangoura, ces faits soulèvent des interrogations sur le fonctionnement logistique et sécuritaire de l’établissement pénitentiaire. La Cour, représentée par le juge Yaghouba Conté, a donc renvoyé l’affaire au 18 février, date à laquelle l’extraction du prévenu devra être assurée pour permettre la poursuite des débats. Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com