CRIEF : le procès de Makhissa Camara bloqué par la non-identification de ses biens
2026-02-16 - 14:38
La chambre de jugement de la CRIEF (Cour de répression des infractions économiques et financières) s’est une nouvelle fois penchée sur le dossier Aboubacar Makhissa Camara ce lundi 16 février 2026. L’ancien directeur général des Impôts est poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et corruption. Mais le procès a de nouveau été renvoyé en raison de facteurs externes qui empêchent l’évolution de la procédure. En effet, lors de la précédente audience, la Cour avait ordonné à la Banque Centrale de vérifier tous les comptes ouverts par le prévenu, ses épouses et ses enfants dans les différentes banques primaires. La juridiction avait également enjoint au conservateur foncier d’identifier les biens immobiliers appartenant à Makhissa Camara, ses épouses et ses enfants. Mais à l’ouverture de l’audience du jour, le juge a fait savoir que sur les différentes institutions saisies pour vérifier les avoirs bancaires du prévenu et de sa famille, seules trois banques ont répondu. Il s’agit d’Orabank, United Bank for Africa (UBA) et Coris Bank International. Les autres banques tout comme le conservateur foncier gardent toujours le silence sur le sujet. Interpellé sur cette situation, le procureur Ousmane Sanoh a expliqué avoir adressé des correspondances aux institutions concernées et être toujours dans l’attente de leurs réponses. Il a ainsi sollicité le renvoi de l’affaire pour une semaine supplémentaire afin de relancer formellement les acteurs concernés. Une requête qui a irrité l’avocat de l’Agent judiciaire de l’État. Maître Mamadou Sanoussy Barry a dénoncé un « refus catégorique » d’exécuter ces mesures judiciaires, tout en demandant à la Cour de mettre en demeure les acteurs concernés. Finalement, le juge a renvoyé l’affaire au 4 mars prochain. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com