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CRIEF : le procureur s’oppose à la libération de l’ancien ministre Ibrahima Kourouma

2026-02-18 - 14:05

La joie a été de courte durée pour l’ancien ministre Dr Ibrahima Kourouma. Le parquet de la CRIEF (Cour de répression des infractions économiques et financières) s’oppose à sa libération, qui devait intervenir après l’arrêt rendu hier par la chambre des appels de cette juridiction, renvoyant le prévenu des fins de la poursuite. Le procureur Aly Touré a déposé un pourvoi en cassation auprès de la Cour suprême pour empêcher l’exécution de cette décision. L’information a été confirmée par Me Soufiane Kouyaté, l’un des avocats du Dr Ibrahima Kourouma, qui s’est confié à Guineematin.com ce mercredi 18 février 2026. « On a effectivement reçu l’information selon laquelle le parquet s’est pourvu en cassation, mais la décision ne nous a pas encore été notifiée officiellement », a-t-il déclaré, précisant que ce pourvoi en cassation ne doit pas empêcher la libération de l’ex-ministre. « Ce n’est pas une raison pour que notre client reste en prison. Dans les conditions normales, il doit être libéré. C’est pourquoi, un huissier est actuellement même en route pour la Maison centrale, où il va faire un constat et signifier l’arrêt de la Cour au régisseur, tout en lui faisant commandement de le libérer. Et s’il n’obtempère pas, nous allons mettre en demeure le procureur spécial près la CRIEF », a annoncé maître Soufiane Kouyaté. Ancien ministre de l’Habitat puis de l’Éducation nationale sous le régime Alpha Condé, Dr Ibrahima Kourouma est détenu depuis le 21 avril 2022 à la Maison centrale de Conakry. Il était poursuivi pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant notamment sur 612 milliards de francs guinéens. Dans sa décision rendue le 14 mai 2025, la chambre de jugement de la CRIEF l’avait relaxé pour les faits de détournement de deniers publics, mais l’avait déclaré coupable d’enrichissement illicite. Cette juridiction l’avait alors condamné à quatre ans d’emprisonnement ferme, au paiement de 3 milliards de francs guinéens d’amende et de 5 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts en faveur de l’État guinéen. Elle avait également ordonné la confiscation de ses biens. Mais la chambre des appels dirigée par le président de la CRIEF, Francis Kova Zoumanigui, a annulé cette condamnation ce mardi 17 février. Elle a renvoyé Dr Kourouma des fins de la poursuite pour délit non constitué et ordonné la restitution de ses biens. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com Tel. 628 12 43 62

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