CRIEF : les raisons du renvoi du dossier de l’ex-ministre Oyé Guilavogui
2026-01-28 - 13:23
Les débats prévus ce mercredi 28 janvier 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) dans l’affaire impliquant Oyé Guilavogui n’ont finalement pas eu lieu. L’audience a été renvoyée pour des raisons sociales, a annoncé la Cour juste après la lecture du rôle d’audience, a constaté Guineematin.com à travers l’un de ses reporters. Dès l’appel du dossier, le président de la juridiction, Yagouba Conté, a informé les parties du décès, survenu dans la matinée d’aujourd’hui, de la sœur de l’un des conseils constitués dans la procédure. L’enterrement étant prévu après la prière de 14 heures, la Cour a estimé que ces circonstances ne permettaient pas la tenue sereine des débats. La parole a alors été donnée aux différentes parties afin de recueillir leurs avis sur la conduite à tenir. Les avocats des parties ont unanimement sollicité un renvoi de l’affaire, invoquant la douleur et l’indisponibilité du conseil endeuillé. Le ministère public s’est également associé à cette demande, estimant qu’un report était approprié au regard de la situation. À l’issue des échanges, la Cour a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 2 février 2026, date à laquelle la procédure pourrait se poursuivre avec les plaidoiries des avocats et les réquisitions du ministère public. Pour rappel, Oyé Guilavogui, ancien ministre des Postes et Télécommunications, est poursuivi par l’État guinéen et le ministère public pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. Les poursuites portent notamment sur la relance et l’extension de la société publique de téléphonie mobile SOTELGUI, financée par la China Exim Bank, le dossier relatif au backbone national (gestion de la fibre optique), ainsi que plusieurs projets de transports publics, dont celui des 50 bus offerts par la Turquie et des 250 bus inscrits dans le cadre de la coopération entre la Guinée et le Maroc. La suite de cette affaire très suivie est donc attendue au début du mois de février devant la CRIEF, même si le prévenu Oyé Guilavogui est à l’extérieur après avoir bénéficié d’une autorisation de sortie du pays pour des raisons de santé. Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com