Crise de liquidité en Guinée : Elhadj Mansour Fadiga interpelle les autorités lors de l’Aïd el-Fitr
2026-03-20 - 18:02
À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr ce vendredi, l’imam Elhadj Mansour Fadiga, doyen des imams et premier responsable de la mosquée Bilal de Nongo, a profité de son message à la communauté musulmane pour aborder une question brûlante de l’actualité nationale : la crise de liquidité qui frappe la Guinée. S’exprimant au micro de Guineematin.com, le leader religieux a lancé un appel pressant aux autorités afin qu’elles prennent des mesures urgentes pour mettre fin à cette situation qui affecte l’ensemble des citoyens. « Nous subissons tous aujourd’hui les conséquences de cette crise de liquidité », a-t-il déclaré, soulignant que le problème touche toutes les couches sociales, sans distinction. Selon l’imam, malgré les instructions récemment données par le président de la République lors d’un Conseil des ministres au Palais de la Colombe, les difficultés persistent sur le terrain. Il a notamment évoqué l’impossibilité pour de nombreux citoyens d’effectuer des retraits bancaires faute de liquidités disponibles, ainsi que les contraintes rencontrées par les utilisateurs des services de transfert d’argent mobile, incapables d’accéder à leurs fonds. L’imam Fadiga a insisté sur la nécessité pour les autorités compétentes de « prendre la situation à bras-le-corps » afin de soulager la population. Il a également appelé à une réflexion sur les responsabilités dans la gestion de cette crise, invitant les dirigeants à prendre les décisions qui s’imposent pour y remédier rapidement. Par ailleurs, le guide religieux a mis l’accent sur le besoin urgent de mettre en circulation de petites coupures, en complément des billets de forte valeur annoncés par la Banque centrale. « Nous avons besoin de petites coupures : 500, 1 000, voire jusqu’à 20 000 francs guinéens », a-t-il plaidé. En conclusion, Elhadj Mansour Fadiga a exhorté les Guinéens à renforcer la solidarité et la cohésion sociale en cette période difficile. « Le bas peuple n’a pas de problème, le problème vient de nous, les chefs », a-t-il conclu. Yayé Oumou Barry et Mohamed Lamine Touré