Dictée PGL Guinée 2026 : Hadja Karimata Baldé du CS la Plume sacrée championne nationale et met le cap sur le Canada
2026-02-15 - 11:18
La capitale guinéenne Conakry a vibré, ce samedi, 14 février 2026, au rythme d’une compétition nationale basée sur l’excellence scolaire. La finale nationale du concours de la dictée PGL Guinée s’est tenue dans la salle polyvalente de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en présence de plusieurs personnalités venues de la primature, du Ministère de l’Enseignement pré-universitaire. De nombreux partenaires et parents d’élèves ont également assisté à cette rencontre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Sur les 66 candidats inscrits pour cette grande messe de l’orthographe, 63 ont effectivement compéti. À l’issue des épreuves, les dix premiers ont été récompensés par d’importants lots de cadeaux : livres, satisfecits, écrans téléviseurs et ordinateurs. Les deux premiers, quant à eux, ont bénéficié de livres, d’écrans téléviseurs et d’ordinateurs. Hadja Karimata Baldé, élève au Complexe scolaire La Plume, s’est hissée à la première place, suivie de Tigane Khalil Keita, en classe de CM2 à l’école Sainte-Marie de Dixinn. Tous deux représenteront la Guinée à la finale internationale au Canada. Membre de l’association organisatrice et responsable de l’école Les Dragons, Bella Bah est revenu sur les enjeux et les défis de cette 35e édition de la dictée PGL en Guinée. Il a notamment insisté sur la progression du nombre de participants et sur la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources pour les éditions futures. « C’est une fierté, à la fois une joie que la Guinée pérennise cette activité. C’est le moment aussi de remercier nos autorités qui commencent à s’intéresser activement à cette activité et qui prennent le temps d’être là et de partager de bons moments avec les enfants pour les conseiller et pour les faire rêver. Parce que quiconque fait rêver un enfant change le monde. Donc, ce sont les élèves que nous avons aujourd’hui qui seront demain les pionniers. Donc, ça ne peut que nous réjouir. Et le plus grand défi reste, c’est que l’année dernière la Guinée était championne internationale de la dictée. Donc il faut qu’on continue à travailler, d’être persévérant pour que la Guinée puisse maintenir cette position. Il ne faut pas se dire parce qu’on est champion en Guinée qu’on peut être champion au Canada. Ce n’est pas automatique, mais ce n’est pas impossible avec ce que Mohamed et Fatoumata ont eu à faire. L’année dernière, on était sur 135 000 élèves du CM1 et du CM2. Cette année, on est à 215 000 élèves qui ont participé depuis la phase école jusqu’à cette phase nationale. Nous ne demandons pas grand-chose. Nous demandons que les écoles à l’intérieur puissent participer. Et pour qu’elles puissent participer. Il faut qu’ils se déplacent, il faut qu’ils soient logés. C’est un minimum que nous demandons pour qu’ils puissent être là. Et je crois que ça, c’est faisable. Si nous parvenons à avoir 10 représentants au niveau des chaînes, chaque région, dans un ou deux ans, je crois que ça donnera encore beaucoup plus de motivation, ça donnera encore beaucoup plus d’engagement. Le plus grand défi, c’est la mobilisation des ressources. Vous savez, pour amener ces délégations, il faut les déplacer, il faut les loger, il faut les nourrir pour les trois jours. Donc, c’est un vrai challenge, c’est un vrai défi. C’est le moment de remercier nos partenaires, Sonoko, Orange, Palme-Camayenne, Sabouz, Amalprint, qui se sont mobilisés pour accompagner la fondation NSIA pour que nous puissions loger ces délégations, pour que nous puissions les nourrir. Il faut rappeler que pour chaque délégation, il y a cinq représentants. Donc, il y a les trois premiers avec le point focal et avec les parents. Donc nous avons logé plus de 35 personnes ici pour trois jours à l’hôtel Palm-Camayenne. C’est le plus grand défi, c’est cette mobilisation des ressources. Mais je crois qu’avec l’envergure que l’événement est en train de prendre, nous aurons assez de partenaires pour que nous puissions aller de l’avant, dans cette activité », a dit Bella Bah. Présidente de la cérémonie, la Générale d’armée Aminata Diallo, membre du CNRD et directrice générale de la Caisse nationale de prévoyance sociale, a exprimé sa satisfaction et salué l’engagement des élèves. Elle a également souligné l’importance de l’éducation dans le développement d’un pays et encouragé les deux finalistes appelés à représenter la Guinée à l’international. « Je suis très très satisfaite et par la grâce d’Allah, les enfants ont bossé dur, ils sont tous à féliciter. Ils ont tous été premiers de leur école et ils sont venus pour passer ce concours. Mais malheureusement, il faut deux admis et ces deux admis-là, c’est une fille et un garçon. La première, c’est une fille bien sûr et le deuxième, c’est un garçon. Donc, c’est un sentiment de satisfaction. Surtout cette fille-là, elle dit qu’elle voudrait bien faire l’armée. Donc moi, c’est vraiment un honneur pour moi et c’est un honneur pour l’armée que ce concours-là puisse être remporté par cette jeune fille qui ambitionne d’être comme nous. Aujourd’hui, c’est au-delà, c’est à l’international. Vous avez vu, je pense qu’il y a des années, ou l’année dernière, ce concours a été remporté par le jeune Kaba et puis Mademoiselle Barry. Donc, toute la Guinée était fière et toute l’Afrique était fière. Donc, on souhaite bon courage aussi à nos élus pour qu’ils puissent faire la fierté de la Guinée au-delà de nos frontières. Le développement d’un pays, la base, c’est l’éducation. Et ces enfants, c’est notre présent et notre futur. Donc, continuons à soutenir l’éducation et continuons à éduquer nos enfants pour qu’on puisse être fiers d’eux... Nous sommes très très heureux du rendu qu’on a eu aujourd’hui. C’est un processus qui respecte à 100% ce qu’on s’est donné comme objectif au Canada. Et on voit que l’organisation ici sur le terrain en Guinée en tient rigueur. Donc un processus transparent, rigoureux, minutieux et tout le monde était content à la fin de la journée. Alors, à tout le monde déjà je dis bravo, je dis félicitations, ils sont tous des gagnants. Pour arriver à cette étape, ils ont dû franchir d’autres étapes, ils ont réussi déjà. En soi, l’exercice en soi, ils l’ont réussi. Maintenant, aux deux finalistes qui vont s’envoler pour le Canada, je leur souhaite une très bonne chance. Je leur demande de faire encore plus d’exercices. Je leur demande de s’ouvrir à l’extérieur, faire beaucoup d’exercices au niveau des dictées », a déclaré Générale Aminata Diallo. Deuxième au niveau national, Tigane Khalil Keita n’a pas caché sa joie. L’élève de CM2 à l’école Sainte-Marie de Dixinn a expliqué la méthode de travail qui lui a permis d’atteindre cette étape. « Je faisais régulièrement des dictées à la maison et à l’école. Je lisais beaucoup et je révisais mes leçons de grammaire et d’orthographe. C’est la grande joie pour moi, je suis très content. Je vais ramener le trophée. Je vais faire au moins cinq dictées par jour, lire beaucoup et apprendre mes nouvelles leçons de grammaire et d’orthographe», a-t-il expliqué Hadja Karimata Baldé, s’est montrée une championne déterminée au cours de cette compétition nationale. Première de cette finale nationale, elle a dédié sa victoire à ses encadreurs et à sa famille. L’élève du Complexe scolaire La Plume affiche déjà une grande ambition pour la finale internationale. « J’aimerais remercier beaucoup mes enseignants, mes parents, mon école et ma famille. Sans eux, je ne réussirais pas ce concours. J’aime beaucoup la lecture et ma matière préférée est la dictée. Chaque jour, je faisais des dictées différentes et j’aimais beaucoup cela, en faisant tout le temps zéro faute ou une faute. Quand j’irai au Canada, je ramènerai le trophée donnant à la Guinée premier», a indiqué Hadja Karimata Baldé. Très ému, le père de la lauréate, Baldé Alassane, a exprimé sa fierté et annoncé un encadrement encore plus structuré pour la victoire de la Guinée lors de la prochaine finale internationale à travers sa fille. « C’est un sentiment de fierté parce qu’on se voit honoré avec un tel niveau de prestation. Et j’avoue que c’est mérité pour elle parce que c’est une fille qui travaille extrêmement bien. On n’a pas besoin d’être derrière elle pour qu’elle fasse ses devoirs. On va continuer sur la même chose. On dit qu’une méthode qui gagne doit être améliorée. Déjà sur ce qu’on a fait, juste pour arriver au niveau national, parce qu’on a commencé d’abord au niveau de l’école. Elle a été première au niveau de l’école, première au niveau de la commune, là elle est première au niveau national. Donc, avec le support de ses formateurs, de ses encadreurs et nous-mêmes à la maison, on va mettre en place un programme clair de développement pour elle. Pour qu’elle puisse revenir avec la coupe internationale », a dit Alassane Baldé. Partenaire de l’événement, la fondation NSIA, à travers son représentant, Mickaël Kouassi, a réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation en Guinée et en Afrique. « Je représente une organisation qui oeuvre dans l’éducation et l’éducation est un des piliers centraux du président fondateur de mon groupe, le groupe NSIA. Et donc tout naturellement, nous soutenons toutes les initiatives qui favorisent l’éducation des enfants et des jeunes filles, aussi bien en Guinée que partout en Afrique où les filiales entreprises sont installées. Donc, c’est le motif qui nous a amené à soutenir cette dictée PGL et vous savez, l’éducation elle est universelle, que ce soit en Côte d’Ivoire ou en Guinée, l’éducation elle est partout pareille. Il s’agit de pérenniser le développement de nos différents pays, de renforcer le capital humain et d’assurer un avenir certain à l’Afrique. Et donc rien n’est de trop. Tant qu’il s’agira des enfants, tant qu’il s’agira de les aider à être autonomes, tant qu’il s’agira de les aider à mettre en évidence leurs capacités et leurs aptitudes, nous serons là pour soutenir et c’est pour ça que nous soutenons cette dictée et que nous soutiendrons toujours cette dictée, aussi bien en Côte d’Ivoire, en Guinée qu’en Afrique où toutes les filiales de NSIA sont installées», a dit Mickaël Kouassi représentant de la fondation NSIA. À travers cette 35e édition, la dictée PGL Guinée confirme son ancrage national et son rayonnement international. Au-delà de la compétition, c’est toute une génération d’élèves qui apprend à aimer les mots, à cultiver l’excellence et à porter haut les couleurs de la Guinée. Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com Tél. : (00224) 622919225