Donald Trump exige « une capitulation » de l’Iran, Téhéran frappe plusieurs installations américaines
2026-03-06 - 16:05
« Une capitulation sans condition » des autorités iraniennes. C’est la seule façon de mettre fin à la guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis 7 jours, selon Donald Trump. Le président américain l’a annoncé ce vendredi 6 mars 2026 à travers un message publié sur son réseau Truth Social, précisant qu’aucune négociation n’est envisageable avec Téhéran. « Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! », écrit-il, en majuscules. Il indique qu’après cette capitulation et le choix « d’un ou plusieurs dirigeants FORMIDABLES ET ACCEPTABLES, avec de nombreux merveilleux et très courageux partenaires et alliés, nous travaillerons sans relâche pour relever l’Iran, le rendre économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais ». « MAKE IRAN GREAT AGAIN!» (Rendez sa grandeur à l’Iran!), a ajouté le locataire de la Maison Blanche, en référence à son slogan « Make America Great Again ». Mais du côté iranien, rien ne laisse penser à une reddition. Les autorités militaires affichent au contraire leur détermination à poursuivre la guerre déclenchée par les frappes israélo-américaines contre le pays. L’armée iranienne a annoncé aujourd’hui avoir lancé des attaques contre des bases américaines au Koweït. « Au cours des dernières heures, divers types de drones destructeurs des forces terrestres de l’armée ont pris pour cible un grand nombre de bases militaires américaines au Koweït », a déclaré l’armée, citée par la télévision d’État iranienne, ajoutant que « ces attaques se poursuivront dans les heures à venir ». Les Gardiens de la Révolution ont aussi déclaré avoir ciblé plusieurs systèmes radars américains dans la région. Sur leur site Sepah News, ils indiquent que des radars THAAD déployés aux Émirats arabes unis et en Jordanie, ainsi que le radar transhorizon américain FPS-132 stationné au Qatar, ont été détruits par des unités de missiles et de drones. Par ailleurs, un porte-parole de l’armée iranienne a indiqué que les forces armées iraniennes ont frappé « un pétrolier appartenant aux États-Unis, près des frontières du Koweït ». Plusieurs explosions ont également retenti ce vendredi à Manama, la capitale du Bahreïn, a indiqué l’AFP. Pendant ce temps, les cours du pétrole continuent de grimper à une allure inquiétante. Vers 14h00 GMT, le baril de Brent, référence internationale du pétrole, s’établissait à 89,96 dollars, après avoir brièvement touché 90,25 dollars, son plus haut niveau depuis avril 2024. De son côté, le baril américain de West Texas Intermediate a connu une hausse de 8,09 % pour atteindre 87,56 dollars, signe des fortes tensions qui secouent les marchés énergétiques. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com