TheGuineaTime

Dr Ibrahima Kourouma relaxé en appel à la CRIEF : « C’est une grande déception », dit Me Pépé Antoine Lama

2026-02-19 - 10:14

La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a rendu sa décision dans le dossier de l’ancien ministre Dr Ibrahima Kourouma, jugé pour enrichissement illicite. La chambre des appels a renvoyé le prévenu des fins de la poursuite pour délits non constitués, mettant ainsi un terme, à ce stade, aux accusations portées contre lui pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, portant sur des milliards de francs guinéens. Pourtant, l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire sous le régime Alpha Condé avait écopé de 4 ans ferme et 5 milliards de francs guinéens devant la chambre de jugement de la Cour. Alors que le parquet a annoncé un pourvoi en cassation, la partie civile, qui défend les intérêts de l’Etat dans ce dossier, en a fait de même, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters. Au lendemain de l’arrêt de la Cour, Me Pépé Antoine Lama, membre du collectif des avocats de la partie civile, représentée par l’Agent judiciaire de l’État, a exprimé son désaccord et annoncé l’intention de du plaignant de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême. Dans une réaction ferme, l’avocat a fait part de sa « grande déception » face à une décision qu’il estime en décalage avec les éléments du dossier. « C’est avec une grande déception, une grande surprise que nous avons appris la décision rendue hier par la chambre de jugement de la Cour de Répression des infractions économiques et financières. Arrêt qui a relaxé purement et simplement le Dr Ibrahim Kourouma et l’a renvoyé des fins de la poursuite. Nous étions surpris et déçus, pas parce que c’est le Dr Ibrahima Kourouma ; mais c’est en raison de la solidité des charges, des preuves qui pèsent sur les épaules de la personne qui a été relaxée. Il vous souviendra que le Dr Ibrahim Kourouma a été poursuivi des chefs de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment illicite. Les biens du docteur Ibrahima Kourouma ne reflétaient pas son revenu. Il vous souviendra d’ailleurs qu’en instance, il s’était abstenu de donner des détails sur tout son patrimoine. Il a fallu que la cour ordonne des mesures pour que deux ou trois immeubles sortent de leur cachette pour être enfin dévoilés par devant la cour la Cour. Nous avons plaidé, nous avons produit des écritures qui étaient soutenues par des éléments de preuves. A notre fort étonnement, la Cour a rendu une décision de relaxe. C’est une décision que nous respectons, mais je vous informe déjà que depuis hier, l’agent judiciaire de l’État nous a transmis une procuration ; donc, il nous a mandatés d’engager les recours contre cet arrêt. Et ces recours sont enfin prêts, ils seront déposés en temps utile et nous allons entreprendre une mesure tendant à amener la Cour suprême à apprécier le plus rapidement que possible le recours que nous allons introduire. Et nous avons la ferme conviction qu’au regard des éléments du dossier, en raison des arguments pertinents à notre portée, que la Cour suprême n’hésitera pas à casser cet arrêt et à ramener Dr Ibrahima Kourouma devant la Chambre des appels de la Cour. Il représente des infractions économiques et pour être jugé par cette Chambre, autrement composée », a réagi Me Lama. Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Share this post: