Forécariah : une école en chantier ciblée par des vols répétés à Maférinyah, un suspect à la barre
2026-03-26 - 07:52
Le tribunal correctionnel de Forécariah a examiné, ce mercredi 25 mars 2026, une affaire de vol aggravé portant sur un chantier d’école privée à Maférinyah. Mohamed Camara, placé en détention depuis le 10 mars 2026, est poursuivi pour des faits présumés de vol aggravé, au préjudice de l’entrepreneur Daouda Fadiga, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial. Selon les éléments rapportés à l’audience, le prévenu se serait introduit dans la cour de l’établissement en construction dans l’intention de dérober un groupe électrogène. Il aurait été surpris par une riveraine qui a immédiatement alerté le propriétaire du chantier. Mohamed Camara a ensuite été interpellé avant d’être conduit à la gendarmerie. À la barre, le prévenu, ferrailleur domicilié à Maférinyah, a reconnu les faits tout en affirmant qu’il s’agissait de sa première intrusion sur les lieux. Il a soutenu ne pas avoir franchi le mur volontairement, expliquant qu’une partie de celui-ci était déjà effondrée. « C’est moi qui ai pris le moteur, ça ne m’appartient pas. Je n’ai rien gâté. C’est la première fois que j’allais là-bas », a-t-il déclaré, affirmant qu’il se rendait au bas-fond appartenant à son père au moment des faits. De son côté, la partie civile, Daouda Fadiga, entrepreneur domicilié à Fanyé, a décrit un chantier régulièrement victime d’actes de vandalisme. Il a indiqué que la construction de son école privée, estimée à près d’un milliard de francs guinéens, a subi d’importantes pertes matérielles. Selon lui, plusieurs équipements ont été dérobés, notamment des câbles électriques dans une vingtaine de salles de classe, des gouttières, des barres de fer, des fûts, ainsi qu’un forage. Il affirme également qu’un antivol a été forcé et que le chantier, pourtant sécurisé par un mur de six mètres, continue d’être ciblé. « C’est un investissement d’un milliard de francs guinéens qu’ils sont en train de détruire. Je demande au tribunal de m’aider afin que je sois rétabli dans mes droits », a-t-il plaidé. Au cours des débats, la partie civile a aussi signalé que la riveraine ayant aperçu le prévenu ferait l’objet de menaces de la part de la famille de ce dernier. La présidente du tribunal, Kadiatou Barry, a immédiatement mis en garde le père du prévenu contre toute tentative d’intimidation. À l’issue de l’audience, le tribunal a renvoyé l’affaire au 1er avril 2026 pour les demandes de la partie civile, ainsi que pour les réquisitions et plaidoiries. Ismael Diallo pour Guineematin.com Tél. : 624693333