Guerre au Moyen-Orient : le baril de pétrole franchit le seuil des 100 dollars
2026-03-09 - 11:06
Les prix du pétrole poursuivent leur spectaculaire envolée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, provoquée par les frappes israélo-américaines contre l’Iran. Le baril a franchi le seuil symbolique des 100 dollars ce lundi 9 mars 2026, une première depuis 2022. Cette situation secoue les marchés financiers mondiaux et ravive les craintes d’un nouveau choc inflationniste. Vers 8h25 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, bondissait de 16,18 % à 107,69 dollars après avoir grimpé de plus de 28 % quelques heures plus tôt. Le baril de WTI américain s’envolait de son côté de 14,02 %, à 103,64 dollars, après un pic temporaire supérieur à 31 %. Même lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, qui avait propulsé le baril jusqu’à 130,50 dollars début mars de cette année-là, les marchés n’avaient pas connu des variations aussi brutales en si peu de temps. Et le pétrole n’est pas seul à subir les effets des tensions énergétiques dues non seulement à la baisse de la production dans certains pays du Golfe, mais surtout aux risques liés à la traversée du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures. Sur le marché européen du gaz, le contrat de référence TTF néerlandais progressait de 13,49 % à 60,58 euros le mégawattheure vers 8h25 GMT, après avoir initialement bondi de 30 % à l’ouverture des marchés. Une situation que Donald Trump estime être un mal nécessaire. Dans un message publié dimanche sur son réseau social Truth Social, le président américain a déclaré que la flambée des cours du pétrole est un « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde », assurant que les prix de l’or noir vont « rapidement chuter lorsque la destruction de la menace nucléaire iranienne sera achevée ». Pour lui, « il n’y a que les imbéciles pour penser autrement ! » Mais les dirigeants mondiaux prennent l’affaire très au sérieux. Les ministres des Finances du G7 doivent se réunir cet après-midi en visioconférence pour examiner les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Selon une source citée par l’AFP, le recours aux réserves stratégiques de pétrole fait partie des options étudiées. Une telle mesure viserait à stabiliser les marchés et à contenir la hausse des prix de l’énergie. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com