Guinée : 324 caméras de surveillance seront installées dans huit villes
2026-03-14 - 18:15
Pour sécuriser les populations face aux actes de banditisme, aux troubles sociaux et autres infractions, le gouvernement guinéen a obtenu un accord de financement de 50 millions de dollars auprès de la banque chinoise d’import-export Les honorables conseillers nationaux du CNT ont examiné et approuvé, ce vendredi 13 mars 2026, un accord de prêt signé le 30 juin 2025 entre la République de Guinée et Export-Import Bank of China pour financer le projet Guinea Safe City. Ce financement s’élève à 385 329 021 Renminbi (environ 50 millions de dollars américains) et vise à renforcer la sécurité et la gestion urbaine grâce aux technologies numériques, a constaté Guineematin.com à travers l’un de ses journalistes. Dans le rapport présenté par l’honorable Andéga Camara, il est précisé que la Commission du Plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire du CNT a étudié cet accord dès septembre 2025, avec la participation des représentants des ministères concernés. Le prêt prévoit notamment un taux d’intérêt de 2 %, une période de grâce de 5 ans et un remboursement sur 15 ans, pour une maturité totale de 20 ans. Moderniser la lutte contre l’insécurité Le projet Guinea Safe City, considéré comme l’un des programmes phares du gouvernement, vise à lutter contre l’insécurité et la criminalité dans les zones urbaines en mettant en place un système moderne de surveillance basé sur les technologies de l’information et de la communication (TIC). Il permettra la surveillance en temps réel des zones sensibles, l’amélioration de la gestion du trafic urbain et le renforcement de l’efficacité des forces de sécurité. Selon le rapport, le financement couvre quatre principales composantes : L’installation de 324 sites de vidéosurveillance dans huit villes ; La construction de 8 centres de surveillance et de commandement ; L’acquisition de 900 terminaux portables et 100 terminaux mobiles pour les équipes de sécurité ; L’installation de 6 stations de base LTE pour assurer un réseau de communication sécurisé. Protection de la vie privée et recommandations « Lors des travaux, les conseillers nationaux ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment la pertinence du projet, la protection de la vie privée, l’identification des sites, l’accès à l’électricité dans certaines villes, ainsi que le cadre juridique du système de surveillance », a rappelé l’honorable Andéga Camara. À l’issue des discussions, la commission a formulé plusieurs recommandations au gouvernement, à savoir : Préciser le cadre légal de la vidéosurveillance et la protection des données personnelles ; Identifier clairement les sites de surveillance et les villes concernées ; Former les forces de sécurité à l’utilisation de ces technologies ; Assurer la maintenance des équipements et la sécurité des données ; Favoriser le transfert de compétences et l’implication des entreprises locales. En définitive, le rapporteur estime que ce projet constitue une initiative majeure pour renforcer la sécurité publique et moderniser la gouvernance urbaine, tout en soulignant la nécessité absolue de respecter les lois relatives aux libertés publiques. La matérialisation de ce projet viendra renforcer un autre programme de vidéosurveillance déjà en cours à Conakry, offrant ainsi aux populations de meilleures conditions de sécurité. Abdallah BALDÉ pour Guineematin.com Tél : 628 08 98 45