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Guinée : le cancer du pancréas souvent diagnostiqué à un stade avancé (Médecin)

2026-02-04 - 16:58

À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, célébrée chaque 4 février, le Dr Adama Barry, médecin généraliste à Santé Plus, tire la sonnette d’alarme sur la prise en charge du cancer du pancréas en Guinée. Peu connu du grand public, ce cancer est généralement détecté tardivement, réduisant considérablement les chances de traitement efficace. Il l’a dit dans un entretien accordé à Guineematin.com à travers un de ses reporters. La Journée mondiale contre le cancer est consacrée à la sensibilisation, à la prévention et au soutien des personnes touchées par cette maladie à travers le monde. En Guinée, certaines formes de cancer, dont celui du pancréas, restent particulièrement préoccupantes en raison du retard fréquent au diagnostic. Selon le Dr Adama Barry, le pancréas est un organe vital, jouant un rôle central dans la digestion et la régulation du taux de sucre dans le sang. « La majorité des patients consultent lorsque la maladie est déjà à un stade très évolué », explique le médecin. Par ailleurs, il précise que plusieurs symptômes doivent alerter la population, notamment des douleurs abdominales ou dorsales persistantes, souvent accentuées après les repas, une perte de poids inexpliquée, ainsi que l’ictère, qui se manifeste par un jaunissement des yeux et de la peau. Pour le médecin, l’automédication et la méconnaissance de la maladie figurent parmi les principales causes du retard de consultation. « Beaucoup de patients se contentent de prendre des antalgiques pour calmer la douleur, pensant qu’il ne s’agit que d’un mal passager », regrette-t-elle. En Guinée, le cancer du pancréas figure, après les cancers du sein et du col de l’utérus, parmi les cancers fréquemment diagnostiqués dans les structures sanitaires, souligne le Dr Barry. La célébration de cette Journée mondiale contre le cancer vient ainsi rappeler l’urgence de consulter un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes inhabituels. Un diagnostic précoce demeure essentiel pour améliorer la prise en charge et augmenter les chances de survie des patients. Hadiatou Barry pour Guineematin.com

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