Guinée : une Espagnole accuse son professeur de djembé de viol, le verdict attendu fin mars
2026-03-06 - 16:45
Le procès du musicien Djély Laye Kouyaté, poursuivi pour viol présumé sur une ressortissante espagnole, s’est poursuivi ce vendredi, 6 mars 2026, devant le tribunal de première instance de Kaloum. L’audience a été essentiellement consacrée aux réquisitions du parquet et aux plaidoiries des avocats des différentes parties. Dans cet exercice, la représentante du ministère a requis la condamnation de l’accusé au temps mis en prison, alors que la défense estime qu’aucune preuve contre son client n’a été apportée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Djély Laye Kouyaté est accusé de viol sur Beatriz Graitero Graells, une citoyenne espagnole résidant dans la commune de Dubréka, en République de Guinée. Les faits remonteraient au mois de février 2025 et se seraient déroulés dans la commune de Kassa, précisément aux îles de Loos, notamment à l’île de Room. Selon les accusations, la plaignante s’était rendue auprès du musicien pour suivre des cours de djembé. C’est dans ce contexte que l’artiste aurait abusé sexuellement d’elle. Placée en détention depuis le 27 février 2025, l’accusé rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. À la barre, Djély Laye Kouyaté a juré qu’aucune relation sexuelle n’avait eu lieu entre lui et la plaignante. Il estime que cette affaire vise à ternir son image et à briser sa carrière artistique. Lors de ses réquisitions, la représentante du ministère public, la procureure Djénè Cissé, a soutenu que les éléments du dossier permettent d’établir les faits de viol à l’encontre de l’accusé. Elle a notamment évoqué le rapport médico-légal versé au dossier. Toutefois, la magistrate a sollicité la clémence du tribunal en demandant l’octroi des circonstances atténuantes pour l’accusé. Elle a ainsi requis une condamnation au « temps mis », une peine correspondant à la durée déjà passée en détention. « Je pense que lui accorder une circonstance atténuante n’est pas une mauvaise chose. Cela pourrait lui permettre de se réintégrer. Je vous demande de le déclarer suffisamment coupable des faits de viol et de le condamner au temps mis », a déclaré la procureure. De son côté, la défense de Djély Laye Kouyaté a rejeté en bloc les accusations portées contre son client. Les avocats soutiennent qu’aucune violence, contrainte ou surprise n’a été exercée sur la plaignante. Ils estiment également que l’accusation ne repose sur aucune preuve solide, rappelant que dans une affaire criminelle, les éléments de preuve doivent être clairement établis. « Aucune preuve n’a été exhibée. Nous sommes en matière criminelle et les preuves doivent être présentées de manière formelle. Il n’a rien fait. On veut simplement avoir sa peau », ont plaidé les avocats de la défense, qui demandent l’application de