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Guinée : voici les avantages et réalisations attendus du programme Simandou 2040, selon le ministre Ismaël Nabé

2026-03-05 - 13:35

Longtemps annoncé, le programme SIMANDOU 2040 arrive enfin au Conseil national de la transition. Le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a présenté le document aux Honorables Conseillers nationaux, en séance de travail du mardi au mercredi 4 mars 2026. Il était accompagné de son homologue de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, du ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, des Conseillers spéciaux du président de la République, Bernard Gomou et Yaya Sow et de nombreux cadres du gouvernement. Le document, bien mûri, sera mis en débat ce jeudi 5 mars 2026, en séance plénière, pour être adopté en loi plan 2024-2040, accompagné de la loi programme 2026-2030, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes. Le ministre décrit cette loi Plan comme étant la vision du chef de l’État axée sur le programme Simandou 2040, qui est un programme de développement socio-économique durable et responsable pour les 15 prochaines années. « J’étais venu avec les membres du gouvernement, les conseillers du président de la République, mais aussi tous les hauts cadres de l’administration. Nous venons de porter la voix du gouvernement, la voix du président de la République en ce qui concerne cette transformation qui est en cours. Il faut retenir aussi que le programme en soi, qu’on a déjà donné, le programme a été élaboré de manière consensuelle, de manière inclusive. Même le CNT, on était venus à un moment donné, lors de l’élaboration du programme, pour prendre les orientations et les observations. Au-delà de ça, les BSD, tous les ministères, les ministres eux-mêmes, le secteur privé, la société civile, les partenaires publics et privés, les partenaires techniques, tout le monde a participé à l’élaboration de ce programme à travers des ateliers, à travers des modélisations, à travers les visites de terrain », a fait savoir le ministre du plan, l’un des maillons clé de ce programme. Ismaël Nabé a expliqué que ce travail de fourmi a nécessité également l’implication d’autres expertises de de haute qualité. « Au-delà de cela, après ce travail extraordinaire qui a été effectué par les Guinéens, mais assisté par les grands cabinets comme KPMG, comme Rothschild, comme Southbridge, on est venus à 122 mégaprojets, mais il y a plus de 300 et quelques sous-projets. Quand on dit mégaprojets, c’est comme le projet Simandou en soi. Donc, avec 36 réformes, c’est la première fois dans l’histoire d’un pays africain qu’on voit une vision à long terme de 15 ans. Généralement, c’est un programme, un plan de 5 ans, un plan de 3 ans ou plus, un plan de 10 ans. Pour la première fois, le président a demandé de faire un plan de développement pour les 15 prochaines années. Au-delà de cela, avec les 5 piliers essentiels que l’on en a parlé tant dans les médias, mais aussi dans le même show-biz, souligne le ministre du Plan. Ce membre du gouvernement et l’une des chevilles-ouvrières de ce programme rappelle les principaux piliers qui soutiennent la vision « SIMANDOU 2040 ». « Les 5 piliers du programme Simandou sont l’agro-industrie, le commerce et l’industrie ; l’éducation et la culture ; les infrastructures, le transport et technologie ; l’assurance, l’économie et les finances ; et la santé et le bien-être. L’objectif principal, c’est que ce programme sera désormais la boussole de notre développement. La boussole qui va guider notre pays », souligne Ismaël Nabé. Ces cinq piliers reposent sur des catalyseurs et portent un important investissement. « Maintenant, avec les 5 piliers, les 122 projets et les 36 réformes, il faut vraiment voir aussi qu’il y a des catalyseurs de ce programme de développement. Le premier catalyseur du programme, c’est le projet Simandou lui-même, qui est déjà exécuté, qui a commencé le 11 novembre dernier. Le deuxième catalyseur, c’est la notation souveraine. Vous avez vu que la Guinée déjà, on a eu la notation souveraine B+, avec perspective stable. Ça, ça a été réfléchi pour permettre à la Guinée d’aller sur le marché, pour lever des capitaux à faible coût, pour financer le programme de développement socio-économique durable et responsable. Le troisième catalyseur, c’est la création d’un fonds souverain, qui a vraiment bien avancé aujourd’hui, parce qu’on a l’idée où se trouvera l’ancrage qui doit être indépendant, quel sera le ticket d’entrée, mais aussi les aspects juridiques qui sont vraiment finalisés. Automatiquement, nous allons annoncer l’opérationnalisation, mais aussi le recrutement des personnes qui vont vraiment animer ce fonds souverain. Vous avez les trois catalyseurs, vous avez les cinq piliers, les 122 projets, les 36 réformes, avec un budget d’investissement de plus de 200 milliards que nous devons mobiliser. Vous comprendrez désormais, il y a des projets qui seront financés par les secteurs privés, par les partenaires publics privés, il y a des projets financés sur le budget de l’État, mais aussi il y a des projets financés par les bailleurs de fonds, et il y a des projets financés par le fonds souverain ». Pour réussir à financer cet ambitieux programme, le gouvernement mise sur un mécanisme impliquant à la fois l’Etat, le privé et les partenaires techniques et financiers. « L’objectif, c’est de ne pas endetter notre pays. La portion de l’État est très faible vis-à-vis des autres, comme le secteur privé où on prend 70% de ce qui est privé, quand je dis privé, le fonds souverain, en même temps que les partenaires publics privés, mais aussi les PTF et les partenaires techniques et financiers. Donc, au-delà de ça, il faut aussi retenir que ce programme est basé sur une solidification qu’on appelle la bonne gouvernance, mais aussi la souveraineté. Cette souveraineté, c’est la sécurité, la justice, mais aussi la défense. Ça, c’est les zones transversales. Vous comprenez souvent quand on ne voit pas un ministère dans les cinq piliers, mais ils sont pris en compte. On dit durable, c’est l’environnement qui a été pris en compte. Quand on parle de la modernisation de l’administration, c’est transversal. La sécurité est transversale, la justice est transversale, la défense est transversale. Parce que si un secteur privé veut venir en Guinée pour investir, il faut s’assurer qu’il y a de la justice, il faut s’assurer qu’il y a de la sécurité, il faut s’assurer qu’il y a de la défense. Et tous ces gros investissements, il faut qu’on s’assure que nous sommes rassurés qu’il y ait de la défense. Donc pour vous dire que c’est le statut d’abord du programme, et nous sommes venus porter ça en loi programme, en loi plan. Vous le savez très bien, il y a une vision qui est là, la vision est découlée d’un plan, les plans des programmes et les programmes sont portés par des stratégies et des projets. Nous avons les projets, les projets font des programmes, les programmes font des plans et les plans font la stratégie. Les deux projets de loi présentés au CNT, c’est le projet de loi plan 2025-2040 et le projet de loi programme 2026-2030, donc cinq premières années », », a précisé le ministre du Plan. Mais cette loi plan est subdivisée en trois lois programmes de cinq ans chacune. « Tous ces projets, il y a eu une vague, parce qu’on ne peut pas faire tous les projets d’un clin d’œil. Donc on a divisé en vagues, la première vague 2026-2030, la deuxième vague 2030-2035 et la troisième vague 2030-2040. Et au-delà de cela d’ailleurs, il faut retenir que la première vague qui a été identifiée des projets spécifiques et des projets qui ont des études. Ceux qui n’ont pas d’études, il faut vraiment qu’on engage désormais les études de faisabilité pour permettre des financements. Il y a des projets qui ont commencé, le cas par exemple du projet Simandou, qui est le projet le plus complexe. Il y a le projet de la cité administrative de Koloma, qui est déjà en cours, même le siège de l’Assemblée, fait partie des projets en cours, même c’est des accompagnements du gouvernement chinois, mais c’est des projets qui rentrent en droite ligne dans le cadre du programme Simandou. Les hôpitaux régionaux, il y a d’ailleurs beaucoup, c’est le lieu aussi de féliciter et de remercier le CNT, parce qu’il y a beaucoup de projets qui ont été ratifiés ici. Ces projets rentrent en droite ligne dans le cadre de la première vague, ou la première phase de la première vague du programme Simandou 2014 », a dit le ministre. Loi plan et la loi programme vont permettre à la Guinée d’être un pays émergent. « Comme j’ai dit tantôt, c’est la boussole de notre administration, la boussole de notre Guinée, que nous émettons pour que la Guinée soit un pays émergent, un pays prospère. Et d’ailleurs, avec le programme Simandou, nous voulons que la Guinée soit une économie de destination et une économie de ressources. Donc, d’autres pays avaient fait, comme vous prenez les Emirats Arabes Unis aujourd’hui, malgré qu’ils ont du gaz et du pétrole, mais aujourd’hui, c’est le tourisme qui tire leur économie. Donc, l’objectif, c’est vraiment d’avoir une économie de destination, mais aussi une économie de ressources... Donc, la Guinée a choisi de manière modérée, parce qu’en 2040, la Guinée, notre PIB doit être multiplié par 4. Vous le savez, le PIB de la Guinée aujourd’hui est de 36 milliards de dollars. L’objectif est qu’en 2040, nous soyons à 110 milliards. Ce qui revient à multiplier le PIB par 4. Et au-delà, d’ailleurs, du rebasage que notre département a fait récemment, qui a aidé la Guinée à aller de l’avant, mais aussi à réévaluer notre PIB, notre inflation, mais surtout, le niveau de la dette », a conclu le ministre du Plan, de la coopération internationale et du développement. Abdallah BALDE pour Guineematin.com Tél : 628 08 98 45

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