Incident frontalier : les 16 militaires sierra-léonais libérés après des négociations à Conakry
2026-02-27 - 16:55
L’incident frontalier survenu le 22 février entre la Guinée et la Sierra Leone a été réglé par la voie du dialogue. Les 16 militaires et policiers sierra-léonais arrêtés par l’armée guinéenne ont été libérés ce vendredi 27 février 2026. L’annonce a été faite par le ministère sierra-léonais de l’Information et de l’Éducation civique. « Tous les agents de sécurité arrêtés par les autorités guinéennes ont été remis en sécurité à la Sierra Leone », a annoncé le ministère sur ses réseaux sociaux. Peu de temps après, le département a publié les images montrant les agents libérés en compagnie du ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Alhaji Timothy Kabba. Le chef de la diplomatie sierra-léonaise est arrivé jeudi à Conakry à la tête d’une importante délégation pour négocier la libération des membres des forces de défense et de sécurité arrêtés après l’incident frontalier. Une situation dont les deux pays s’étaient rejeté la responsabilité, avec des versions contradictoires venues de part et d’autre. Dans un communiqué publié le 24 février, le gouvernement sierra-léonais avait accusé des éléments des Forces armées guinéennes d’avoir pénétré sur son territoire pour arrêter des militaires et des policiers. Selon les autorités sierra-léonaises, l’incident s’est produit dans la localité frontalière de Kalieyereh, dans le district de Falaba (Sierra Leone), où une équipe mixte de militaires et de policiers fabriquait des briques pour la construction d’un poste frontalier et de bâtiments destinés à soutenir les opérations de sécurité dans la zone. Mais les autorités guinéennes avaient aussitôt démenti cette version. L’État-major général des armées avait soutenu que l’incursion venait plutôt du côté sierra-léonais. Selon l’armée guinéenne, des militaires sierra-léonais armés sont entrés sans autorisation dans le district de Koudaya, relevant de la sous-préfecture de Sandénia, dans la préfecture de Faranah (Guinée), où ils ont installé une tente et hissé leur drapeau national. C’est suite à cela, indiquait l’État-major, que les Forces armées guinéennes se sont rendues sur les lieux pour interpeller 16 agents sierra-léonais et saisir leurs équipements. Mais après ces accusations mutuelles, la situation s’est finalement apaisée et les choses sont rentrées dans l’ordre grâce aux discussions entre les deux pays. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com Tel. 628 12 43 62