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« Je n’ai pas regretté de l’avoir tuée » : La perpétuité requise contre Sékou Keïta pour le meurtre de son épouse

2026-02-25 - 15:05

Dans une salle d’audience figée par la stupeur ce mercredi, 25 février 2026, Sékou Keïta a reconnu avoir ôté la vie à son épouse, Batrou Traoré, dans des circonstances d’une rare brutalité. Entre aveux glaçants, absence apparente de remords et révélations sur d’autres crimes présumés, le récit livré par l’accusé devant le tribunal de première instance de Siguiri a laissé transparaître toute l’horreur d’un drame familial qui bouleverse bien au-delà du prétoire. Il avoue avoir attachée sa femme de “façon très douloureuse” dans sa chambre, avant de la tuer devant ses enfants, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial à Siguiri. Incarcéré à la maison d’arrêt de Siguiri depuis le 10 janvier 2024, Sékou Keïta est poursuivi pour le meurtre de son épouse, avec laquelle il a eu deux enfants. À la barre, il a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés, affirmant ne nourrir aucun regret. Il a déclaré avoir tué sa femme parce qu’elle avait révélé l’un des assassinats qu’il aurait commis auparavant. « J’ai tué ma femme, parce que j’avais tué un vendeur d’or et elle a dévoilé ce secret à ma sœur. Je l’ai tuée à l’aide d’une corde que les chasseurs utilisent pour attacher les voleurs. La façon dont j’ai tué ma femme n’est pas la même que celle utilisée pour les autres. Je l’ai attachée de façon très douloureuse. Le jour où je l’ai assassinée, nous n’étions qu’avec les enfants dans la chambre. Je fais mes opérations seul, parce qu’en groupe, c’est facile d’être dénoncé. C’est mon oncle qui a dit que c’est moi qui ai tué ma femme, deux jours après le meurtre. Elle n’était plus ma femme, parce qu’elle connaissait mon secret. Chacun a sa façon de gagner sa vie. Je n’ai pas regretté d’avoir tué ma femme. Avant mon mariage, je faisais des attaques. J’ai assassiné beaucoup de personnes. J’ai tué un conducteur à Doko, il y en a beaucoup », a-t-il déclaré. Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité et de le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 ans. Pour sa part, l’avocat de la défense, Me Mamadi Doumbouya, a demandé au tribunal d’appliquer la loi. Le président du tribunal de première instance de Siguiri, Mohamed Lamine Touré, a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi 2 mars 2026. De Siguiri, Kaïn Naboun TRAORÉ envoyé spécial de Guineematin.com Tel : (+224) 621144 891

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