John Murphy jugé dans une affaire de cocaïne : « C’est un monsieur qui m’a donné une valise à envoyer à Paris »
2026-02-04 - 10:17
Le dossier opposant le ministère public à John Murphy Okéréké, jugé pour trafic international de drogue à haut risque (cocaïne) s’est ouvert au tribunal de première instance de Mafanco. A l’audience criminelle de ce mardi, 3 février 2026, l’accusé a rejeté en bloc les faits mis à sa charge. Il affirme avoir voulu rendre service à une de ses connaissances en transportant sa valise pour Paris. Une valise qui contenait de la cocaïne et pour laquelle il est jugé à Conakry, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Détenu depuis le 1er août 2024 pour trafic international de drogue à haut risque (cocaïne), l’accusé était devant le tribunal criminel de Mafanco ce mardi. À la barre, John Murphy Okéréké a rejeté en bloc les accusations portées à son encontre. « Je suis venu à Conakry pour les vacances. J’ai rencontré un monsieur qui m’a donné une valise à envoyer à Paris. C’était un petit sac avec des habits. Je ne connais rien à cela et je ne connais pas assez le monsieur. Je l’ai rencontré à Conakry et après, on devait se voir à Paris. Des fois, quand quelqu’un voyage, il peut vous remettre des choses à donner de l’autre côté », a-t-il indiqué. Par la suite, la juge a posé des questions de précision à l’accusé : « qu’est-ce qu’il y avait dans cette valise ? » L’accusé a répondu qu’il ne savait pas ce qu’il y avait dans la valise. « Vous connaissez la drogue ou la cocaïne ? » « C’est à la télé seulement que j’ai vu ça. Mais à l’œil nu, c’était la première fois. » « Vous savez que la drogue est interdite ? » « J’ai entendu dire que c’est interdit. » « Pourquoi n’avez-vous pas évité de prendre ce qui ne vous appartient pas ? » « Je ne savais pas qu’il y avait quelque chose dedans. » « Est-ce que vous étiez obligé de prendre la valise ? » « Non, je l’ai fait de façon volontaire, c’était juste pour aider. » Le ministère public, représenté par le procureur Kanfory Ibrahima Camara, a à son tour procédé à des questions d’éclaircissement : « combien de temps avez-vous passé en Guinée ? » « J’ai fait 5 jours en Guinée. » « Où avez-vous rencontré la personne qui vous a donné la valise ? » « C’est à la plage. On s’était déjà vus à Paris. Donc, c’est cette personne qui m’a remis la valise avec un numéro. Une fois arrivé à Paris, je devais appeler le numéro. » « La cocaïne pesait combien de kilos ? » « Je ne sais pas. » « À quelle heure vous a-t-on remis le sac ? » « Vers 22 h, à la plage. Un endroit dont je ne connais pas le nom. » La défense de l’accusé a aussi eu son moment pour poser des questions à son client : « est-ce votre première fois en Guinée ? » « Oui, c’est la première fois. » « Connaissiez-vous le contenu de cette valise ? » « Non. » « Est-ce vous qui avez rangé le contenu de cette valise ? » « Non. » « Si vous aviez su que cette valise ne contenait pas que des habits, l’auriez-vous prise ? » « Non, pas du tout » « Combien de temps avez-vous passé à la maison centrale ? » « J’y ai fait un an et 6 mois. » « Est-ce que vous ne regrettez pas d’avoir pris cette valise ? » « Oui, je le regrette. » Après cette série, le tribunal a renvoyé l’affaire au 11 février pour les réquisitions et plaidoiries. John Murphy Okéréké retourne à la maison centrale où il est détenu depuis un an 6 mois Yayé Oumou Barry pour Guineematin.com