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Kankan : l’hôpital régional annonce une plainte contre le vlogueur Tato de Porto

2026-02-16 - 17:28

L’hôpital régional de Kankan a annoncé le dépôt imminent d’une plainte contre le vlogueur Tato de Porto, à la suite d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans cette publication, le vidéaste dénonce une supposée non-assistance à deux patients victimes d’un accident de la circulation, évoquant notamment un manque d’ambulance au sein de la structure sanitaire. L’annonce a été faite ce mercredi 16 février 2026 par le directeur général de l’hôpital, Dr Freimba Camara, au cours d’un point de presse tenu à Kankan, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture. Dans la séquence largement partagée en ligne, on aperçoit deux patients, les mains et les pieds bandés, installés dans le coffre d’un véhicule personnel en partance pour Mandiana. Une situation que le vlogueur a assimilée à un défaut de prise en charge et à l’absence d’ambulance à l’hôpital régional de Kankan. Face à ces accusations, les responsables de l’établissement ont rapidement réagi pour apporter leur version des faits. « Nous nous inscrivons d’abord en faux contre ces allégations qu’il tient dans sa vidéo », a déclaré Dr Freimba Camara. Selon lui, la vidéo en question a été transmise au procureur général près la Cour d’appel de Kankan, et une plainte est en cours de rédaction. « Nous allons voir quelles sont ses motivations. Est-ce qu’il est venu s’informer à l’hôpital ? A-t-il vérifié les informations qu’il diffuse sur la toile ? Cette fois-ci, nous irons en justice », a-t-il prévenu. Contrairement aux déclarations du vlogueur, le Dr Camara soutient que les deux blessés présentés dans la vidéo ont bien été reçus au service des urgences de l’hôpital régional de Kankan, où ils ont bénéficié les premiers soins. « Le premier malade, Laye Doumbouya, souffrait de fractures aux membres. Au regard de notre plateau technique, nous étions en mesure de le prendre en charge. Le second présentait une fracture du col du fémur qui ne pouvait pas être traitée ici », a-t-il précisé. Toutefois, d’après lui, les patients ont décidé de quitter l’hôpital contre l’avis médical pour se rendre dans un centre de tradithérapie. Et à ce niveau, Dr Freimba Camara précise que l’établissement ne peut contraindre un patient à accepter un traitement. « Nous avons le devoir de recevoir, examiner, poser un diagnostic et proposer un traitement. S’il accepte, nous le soignons. S’il refuse, il peut aller là où il veut. Mais il n’y a aucun lien entre l’hôpital et les structures de tradithérapie », a-t-il souligné, brandissant une décharge signée par les patients concernés. Estimant que l’honneur et la crédibilité de l’institution ont été atteints, la direction de l’hôpital entend donc saisir la justice « pour que la lumière soit faite » sur cette affaire. De Kankan, Souleymane Kato Camara pour Guineematin.com

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