Koumbia (Gaoual) : « Les maladies ont presque fini par décimer tous nos moutons et chèvres », déplore Boubacar Baldé
2026-02-24 - 09:06
La préfecture de Gaoual regorge du plus important cheptel du pays. Selon l’Agence nationale des statistiques agricoles et alimentaires, pour la période 2015-2022, la préfecture de Gaoual disposerait de 288 652 ovins et de 354 132 caprins en 2022, sur un effectif total respectif de 3 413 527 et 4 209 821 au plan national. À Koumbia, l’une des huit collectivités de la préfecture, l’élevage de petits ruminants occupe une place prépondérante. Malheureusement, les promoteurs sont confrontés à d’énormes difficultés, notamment celles liées au manque de médicaments pour le traitement. Pour en savoir plus, Guineematin.com, à travers l’un de ses journalistes, a rencontré Boubacar Baldé le 16 février dernier au marché à bétail de la sous-préfecture. « L’élevage des petits ruminants, moutons et chèvres, est très rentable. S’il est développé, il peut nourrir et créer beaucoup d’emplois. Malheureusement, il y a trop de maladies et la filière est laissée pour compte. Chaque année, les gens perdent un nombre important de bêtes à cause du manque de médicaments. Il n’y a pas de traitement disponible et cela nous fatigue. Les maladies ont presque fini par décimer nos moutons et chèvres », se plaint Boubacar Baldé. La perte enregistrée de petits ruminants est fortement ressentie sur les prix au marché. « Vous voyez bien qu’il n’y a pas assez de moutons et de chèvres au marché. Et la rareté, c’est la cherté. Chaque année, nous perdons beaucoup de petits ruminants puisqu’il n’y a pas de vaccination. C’est la même chose pour cette année 2026. Les pertes ont commencé à se faire signaler. Par endroits, c’est tout l’enclos qui est perdu. Tu vois ton animal présenter de mauvais signes et, d’un seul coup, il tombe et meurt. C’est très dommage », regrette ce paysan. En plus des maladies, il y a le manque d’espace, d’aliments et d’eau qui empêche le développement de cette filière. « Nous demandons une aide aux autorités pour nous permettre de trouver des espaces appropriés pour l’élevage, avec de l’eau, des aliments et un traitement efficace contre les maladies. Si ces conditions sont réunies, notre filière pourra aider à satisfaire l’autosuffisance alimentaire, puisque la viande de chèvre et de mouton sera disponible et à bon prix. À cela s’ajoutera un grand nombre d’emplois qui sera créé. L’élevage est un secteur vital pour un pays. Si nous réussissons à l’adapter aux conditions actuelles, il pourra jouer un rôle important dans le développement de notre pays », assure Boubacar Baldé. Abdallah BALDE pour Guineematin.com Tél. : 628 08 98 45