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La victoire des États-Unis et du régime israélien sur l’Iran ; des illusions vouées à l’échec

2026-03-09 - 17:45

Libre Opinion (Par Reza Mahini) : Le conflit qui a commencé par les attaques massives des États-Unis et du régime israélien contre la République islamique d’Iran est désormais entré dans sa deuxième semaine ; une guerre qui a été décrite comme la plus grande opération militaire au Moyen-Orient depuis plus de deux décennies et qui, malgré de lourds coups portés aux infrastructures économiques et militaires ainsi que le bombardement de zones résidentielles, n’a toujours pas conduit à une « victoire géopolitique claire » pour les États-Unis. Cette réalité même peut être considérée comme le premier signe de l’échec de la prévision de Trump ; une prévision selon laquelle la pression maximale et l’attaque militaire pouvaient mettre l’Iran à genoux en peu de temps. Ce que l’on observe aujourd’hui sur le terrain, ce n’est pas l’effondrement immédiat de l’Iran, mais la poursuite de sa capacité de décision, de réponse et de résistance. Malgré l’assassinat du Guide suprême de la République islamique d’Iran lors des attaques conjointes des États-Unis et du du régime israélien, la structure politique et militaire de l’Iran est restée active, les attaques réciproques se sont poursuivies, et les responsables iraniens ont également rejeté la demande américaine de « reddition inconditionnelle » et ont déclaré que Trump emporterait ce rêve dans sa tombe. Cette question montre que, contrairement à l’attente des concepteurs de la guerre, l’élimination du sommet de la pyramide du pouvoir, à elle seule, n’a pas signifié la fin de la volonté de l’État et de la société iraniens. Entre-temps, le principal problème des États-Unis ne se limite pas simplement au champ de bataille, mais renvoie à l’ambiguïté de « l’objectif final » de la guerre. Les rapports de l’AP et de Reuters montrent que les objectifs déclarés de Washington ont changé à plusieurs reprises ; allant de frapper les capacités nucléaires et militaires de l’Iran à parler de la destruction complète des capacités militaires, de l’élimination de la direction et même de la mise en place d’une direction « acceptable » en Iran. D’un point de vue stratégique, l’Iran a montré qu’il disposait toujours d’importants outils pour imposer des coûts. Cette crise a accru le risque d’entraîner les États-Unis dans un conflit plus long et, simultanément, a intensifié la menace contre les routes de l’énergie et l’économie mondiale. Sur cette base, si l’on ne considère pas le critère de la victoire comme étant simplement « davantage de bombardements » et qu’on y ajoute aussi la capacité d’imposer des coûts, d’empêcher la réalisation des objectifs maximalistes de l’ennemi et de préserver sa survie, alors on peut dire que l’Iran a jusqu’à présent réussi à transformer l’équation de la guerre de la « conquête rapide » en une « érosion coûteuse ». Outre les dimensions militaires et stratégiques, la dimension juridique et politique de cette guerre a également évolué au détriment des États-Unis et d’Israël. Les responsables de pays du monde, y compris le ministre suisse de la Défense et un certain nombre d’autres responsables européens et régionaux, ont considéré les attaques des États-Unis et d’Israël contre l’Iran comme contraires au droit international et aux principes de la Charte des Nations unies, et certains autres responsables européens ont également remis en question la légitimité de cette guerre. Dans un tel contexte, lorsqu’une grande puissance ne peut pas fournir à son opération une large légitimité internationale, même la supériorité militaire ne conduira pas nécessairement à une victoire durable et consolidée. Enfin, le choix du Guide de la Révolution islamique par l’avis catégorique de la majorité de l’Assemblée des experts, dans les conditions complexes actuelles et face à l’agression sauvage du régime sioniste et des États-Unis criminels, a une fois de plus montré que le mouvement du système islamique ne peut être arrêté et que la révolution et le système islamique ne dépendent pas d’une personne. Cet événement, dans le contexte des évolutions en cours, a une signification qui dépasse un simple changement au sommet du pouvoir et constitue un signe de la continuité de la structure et de la volonté politique de la République islamique. Par Reza Mahini

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