Labé : acquitté pour assassinat, Mamadou Mouctar Diallo condamné à 14 mois de prison pour détention de drogue
2026-02-27 - 10:15
Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, Mamadou Mouctar Diallo et Mamadou Aliou Diallo ont comparu ce jeudi, 26 février 2026, devant le tribunal de première instance de Labé. Le premier était poursuivi pour crime d’assassinat, ainsi que pour détention et consommation de chanvre indien, tandis que le second répondait uniquement des faits de détention et de consommation de drogue. Lors de ses réquisitions, le ministère public avait requis la peine de prison à perpétuité contre Mamadou Mouctar Diallo pour l’assassinat d’un cambiste à Daka1, dans la commune urbaine de Labé, et une peine d’un an d’emprisonnement contre Mamadou Aliou Diallo. Toutefois, à l’issue des débats et des plaidoiries de la défense, le tribunal a rendu un verdict sensiblement différent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture. Après une brève suspension d’audience, la juridiction a statué sur cette affaire liée à l’assassinat d’un cambiste survenu à Daka 1, dans la nuit du 14 au 15 novembre 2024. Le président du tribunal, Boubacar Barry, a déclaré les deux prévenus non coupables du crime d’assassinat, estimant que celui-ci n’était pas établi. Mamadou Aliou Diallo a également été relaxé du chef d’accusation d’évasion. En revanche, le tribunal a retenu la culpabilité des deux hommes pour détention et consommation de chanvre indien. À ce titre, Mamadou Aliou Diallo a été condamné à un an d’emprisonnement, tandis que Mamadou Mouctar Diallo a écopé de 14 mois de prison. La juridiction a par ailleurs ordonné la restitution de la moto TVS placée sous scellés à Mamadou Mouctar Diallo et mis les frais de justice à la charge des condamnés. Sur le volet civil, la veuve de la victime, Fatoumata Binta Diallo, a indiqué s’en remettre à l’application de la loi. Interrogée à la sortie de l’audience, elle a confié s’en remettre désormais « à la justice de Dieu ». Placés sous mandat de dépôt depuis le 12 décembre 2024, les deux prévenus ont été remis en liberté à l’issue du verdict, les peines prononcées étant couvertes par la durée de leur détention préventive. Les parties disposent d’un délai de quinze jours francs pour interjeter appel, si elles contestent la décision rendue. Comme pour dire, le ou les assassins du cambiste courent toujours. Connaîtra-t-on la vérité un jour dans cette affaire qui avait ému les citoyens ? Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com