Labé : un an de prison avec sursis pour deux élèves reconnues coupables d’avoir agressé une collégienne
2026-03-04 - 15:16
Les audiences correctionnelles se sont poursuivies au Tribunal de première instance de Labé ce mercredi 4 mars 2026. Parmi les 9 élèves poursuivis dans cette affaire, 7 (tous des mineurs) ont été jugés à huis clos par le tribunal pour enfants. Les deux autres jeunes filles majeures, Ramatoulaye Bah et Hadja Kadiatou Barry, ont comparu en audience publique pour des faits de violences volontaires et de mise à disposition d’images portant atteinte à la dignité humaine. Le parquet, dans ses réquisitions, a sollicité la condamnation des deux prévenues à un an d’emprisonnement assorti de sursis. Des réquisitions qui ont été suivies par le tribunal dans son délibéré, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Labé. Ramatoulaye Bah et Hadja Kadiatou Barry ont comparu pour la seconde fois ce mercredi devant le tribunal correctionnel du TPI de Labé. À la barre, elles ont reconnu partiellement les faits qui leur sont reprochés. « J’étais au travail lorsque Adama Dian Bah m’a appelée pour m’informer que celle qui avait mal parlé de moi se trouvait au sapin. À mon arrivée, je n’ai pas pu me maîtriser. Je me suis jetée sur Djeinabou Cellou pour la battre et les autres m’ont suivie. Ensuite, nous sommes parties chez elle pour lui demander pardon. Mais là aussi, nous ne nous sommes pas comprises et je me suis encore jetée sur elle, dans sa chambre, sur son lit, pour la frapper. Si j’avais su que cela allait dégénérer, je ne serais pas partie », a déclaré Ramatoulaye Bah dans sa déposition. De son côté, Hadja Kadiatou Barry a dit qu’elle n’a pas porté la main sur la victime. Toutefois, elle admet avoir filmé la scène de bagarre. « Un jour, j’étais avec une amie. Elles sont parties passer la journée ensemble, et Djenabou Cellou a cité mon nom. Les autres ont enregistré un message vocal sur WhatsApp pour me l’envoyer, à deux reprises. Nous avons décidé d’aller au sapin pour lui faire écouter les vocaux, sans intention de la frapper. C’est à l’arrivée de Ramatoulaye que la bagarre a éclaté. Pour ma part, je ne l’ai pas frappée. J’ai seulement filmé dans la maison, mais je n’ai rien publié », a-t-elle souligné. Dans ses observations, le procureur de la République a sollicité la requalification des faits à l’encontre de Hadja Kadiatou Barry et le maintien de l’infraction de violences volontaires contre Ramatoulaye Bah. Dans ses réquisitions, le parquet a demandé au tribunal de déclarer Ramatoulaye Bah coupable de violences volontaires et de la condamner à un an d’emprisonnement assorti de sursis. Il a également requis que Hadja Kadiatou Barry soit déclarée coupable de violences volontaires et de mise à disposition d’images portant atteinte à la dignité humaine, et de la condamner à un an d’emprisonnement assorti de sursis. Dans son délibéré rendu ce mercredi, le tribunal a suivi le parquet dans ses réquisitions. Il a déclaré les deux prévenues coupables des faits mis à leur charge et les a condamnées à un an d’emprisonnement assorti de sursis et un million de francs guinéens d’amende chacune. Le tribunal a aussi ordonné la suppression de la vidéo de la victime. De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com