Le Sénégal déchu de son titre : Karamo Cissé soutient la décision du jury d’appel de la CAF
2026-03-19 - 11:12
La décision de la Confédération Africaine de Football (CAF), qui déchoit le Sénégal de son titre de champion de la CAN 2025, continue de susciter une vive controverse dans le monde du football africain. En attribuant sur tapis vert la victoire de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, l’instance dirigeante a provoqué une onde de choc sans précédent, divisant observateurs, supporters et acteurs du ballon rond. Alors que certains dénoncent une décision injuste et contraire à l’esprit du fair-play, d’autres estiment qu’elle repose sur une application stricte des règlements. C’est notamment le cas de Karamo Cissé, président du district spécialisé de football de N’Zérékoré, qui qualifie ce verdict de « décision juste », rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture. Plus de deux mois après avoir célébré son sacre, le Sénégal voit son titre de champion d’Afrique retiré à la suite de la décision du jury d’appel de la CAF. L’instance a finalement déclaré le Maroc vainqueur de la compétition. Un retournement de situation inédit à ce niveau. Même si le Sénégal compte saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour faire annuler cette décision. Pour Karamo Cissé, président du district spécialisé de football de N’Zérékoré, cette décision, bien que tardive, mérite d’être analysée à la lumière des textes réglementaires en vigueur. « Dans le football, aucune décision n’est anodine. Chaque institution fonctionne selon ses règles. Si la CAF estime, sur la base de ses textes, que le Sénégal a failli, alors elle a ses raisons. Le Sénégal peut encore saisir le tribunal arbitral du sport, mais à mon avis, la décision est juste », a-t-il expliqué. Face aux nombreuses réactions indignées sur les réseaux sociaux, le responsable sportif appelle à la retenue et au respect des textes. Il rappelle que des situations similaires ont déjà existé dans l’histoire du football africain. Il cite notamment le cas des éliminatoires du Mondial 2018, où un match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud avait été rejoué plusieurs mois après, à la suite d’une décision arbitrale contestée. Le Sénégal avait alors obtenu gain de cause et validé sa qualification. Autre exemple évoqué : la CAN U-17 2019, où le Sénégal avait été repêché après recours, au détriment de la Guinée, initialement qualifiée sur le terrain. « Ces précédents montrent que le respect des règlements prime sur tout, même après les résultats sportifs », souligne-t-il. Contrairement à certains observateurs qui jugent cette décision « honteuse » pour le football africain, Karamo Cissé estime qu’elle s’inscrit dans une logique universelle de respect des règles. Monsieur Cissé évoque, à titre de comparaison, l’affaire de Juventus Football Club en Italie, rétrogradée en deuxième division malgré un titre remporté, après des sanctions liées à des irrégularités. « Il existe des décisions encore plus dures dans le football mondial. Il faut éviter de juger sous le coup de l’émotion et analyser les faits avec lucidité », insiste notre interlocuteur. En conclusion, le président du district spécialisé de N’Zérékoré invite les fédérations et les supporters à faire preuve de responsabilité dans cette affaire. « J’appelle au calme et au respect des institutions. Que ce soit le Sénégal, le Maroc ou toute autre nation, chacun doit accepter les décisions prises conformément aux règlements. Les textes ne sont pas écrits par une seule fédération, mais par l’ensemble des acteurs du football africain », a-t-il lancé. Une position qui tranche avec la vague d’indignation observée, mais qui rappelle une réalité fondamentale du sport : au-delà des émotions, la loi du jeu reste la même pour tous. Les yeux sont désormais tournés vers le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui siège à Lausanne, en Suisse, pour voir qui du Sénégal ou du Maroc aura le dernier mot. De N’Zérékoré, Jean David Loua pour Guineematin.com Tél. : (+224) 620 58 60 02