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Libéria : un policier accusé d’avoir violé une femme enceinte dans un commissariat

2026-03-17 - 13:23

Au Libéria, une femme enceinte accuse un agent de la police de l’avoir violée alors qu’elle était en garde à vue. Les autorités policières ont annoncé l’interpellation du mis en cause et l’ouverture d’une enquête sur cette affaire. Selon les premières informations communiquées, la victime présumée est une jeune femme de 24 ans. Elle affirme que les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 14 mars, au poste de police de Wohn, dans le comté de Margibi. Elle dit avoir été conduite sur les lieux cette nuit-là après une altercation avec son petit ami, au cours de laquelle elle a frappé le monsieur à plusieurs reprises avec un bâton. Selon elle, ses proches avaient sollicité sa libération en se portant garants pour assurer sa comparution le lendemain. Mais le sergent mis en cause aurait exigé son placement en garde à vue. La jeune femme indique qu’un bureau lui avait été assigné pour y passer la nuit. Mais plus tard dans la nuit, dit-elle, le sergent en question est venu lui dire que cette pièce était dangereuse, lui demandant de se déplacer vers une autre pièce à proximité. Selon elle, c’est dans cet autre bureau que l’agent est passé à l’acte. « Alors que j’étais allongée, presque endormie, il est venu se coucher derrière moi et a commencé à me toucher d’une manière qui ne me plaisait pas. Je lui ai dit : « Oncle, arrêtez, je n’aime pas ce que vous me faites », mais il a continué », a raconté la jeune femme dont les propos sont rapportés par The New Dawn Liberia. Face à son refus, soutient-elle, l’agresseur a décidé d’utiliser la méthode forte. « Il a mis un chiffon dans ma bouche et m’a étranglée pendant qu’il me violait. Je me suis retrouvée plus tard dans une clinique, sans même savoir comment j’y étais arrivée », a-t-elle expliqué, ajoutant que c’est dans cette structure sanitaire qu’elle a repris connaissance. La jeune femme soutient qu’en plus du traumatisme subi après cette agression, elle est confrontée à des insultes publiques et des menaces de la part de certains membres de la communauté qui l’accusent d’avoir inventé cette histoire. Dans un communiqué, la Police nationale du Libéria (LNP) a indiqué que l’agent concerné a catégoriquement nié les faits. Néanmoins, conformément à la politique « de tolérance zéro » en matière d’abus d’autorité et de faute professionnelle, il a été placé en détention et remis à la Section de protection des femmes et des enfants (WACPS) afin de garantir une enquête approfondie et impartiale, indiquent les autorités policières. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com Tel. 628 12 43 62

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