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Litige foncier à Dinguiraye : Idy Diallo obtient gain de cause devant la Cour suprême

2026-03-14 - 16:15

La Cour suprême de Guinée a examiné hier vendredi, 13 mars 2026, à Conakry, le litige domanial opposant Idy Diallo aux sieurs Mamadou Diallo et Massouda Barry. Au cœur du différend : la propriété d’un vaste domaine agricole situé dans la préfecture de Dinguiraye, revendiquée par chacune des parties. Après avoir entendu les arguments de chacun, la haute juridiction a statué en faveur d’Idy Diallo en ordonnant le sursis à exécution de l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Kankan. L’audience s’est tenue dans la salle ordinaire de la Cour suprême, en présence de toutes les parties au procès, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters. Dans cette affaire, Idy Diallo avait saisi la Cour suprême via une requête aux fins de sursis à exécution contre l’arrêt n°67, rendu le 9 avril 2025 par la Cour d’appel de Kankan. Son avocat a plaidé pour la suspension de l’exécution de cette décision, arguant qu’elle pourrait causer des dommages irréparables à ses clients. Selon lui, le domaine litigieux appartient historiquement à la famille d’Idy Diallo : « Cette affaire a commencé à Dinguiraye. Il s’agit d’un vaste domaine agricole appartenant à des enfants dont les parents étaient des coutumiers. Ils se sont installés sur ces terres avant l’indépendance de la Guinée et y sont même enterrés. Si l’arrêt est exécuté, cela causera des préjudices irréparables aux héritiers », a-t-il soutenu devant la Cour. De son côté, l’avocat de la partie défenderesse a vigoureusement contesté la demande. Selon lui, cette requête ne repose sur aucun fondement solide. Il a affirmé que l’exécution de l’arrêt de la Cour d’appel ne léserait en rien les héritiers évoqués : « Au contraire, si le sursis est accordé, le domaine litigieux pourrait être exploité pendant la procédure, ce qui serait préjudiciable à mes clients », a-t-il déclaré, demandant à la Cour de rejeter la requête. L’avocat général, prenant la parole à son tour, a requis l’acceptation du sursis à exécution, estimant cette mesure nécessaire en attendant l’examen au fond du dossier par la Cour. Après en avoir délibéré sur le siège, la Cour suprême a finalement ordonné le sursis à exécution de l’arrêt n°67 du 9 avril 2025. La juridiction a toutefois assorti sa décision du versement d’une caution (garantie de paiement) fixée à 3 millions de francs guinéens, à la charge du demandeur. Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com Tél. : 620 589 527 / 664 413 227

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