TheGuineaTime

Mali : décès du musicien Boncana Maïga, figure emblématique de la flûte africaine

2026-02-28 - 14:35

Le monde de la musique africaine est en deuil. Le musicien malien Boncana Maïga, considéré comme l’un des plus grands virtuoses de la flûte africaine, est décédé ce samedi 28 février 2026 matin à l’âge de 77 ans. L’annonce a été faite par ses proches. L’artiste s’est éteint à la clinique Pasteur de Bamako, des suites de maladie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé au Mali. Surnommé le « roi de la flûte », Boncana Maïga laisse derrière lui un héritage musical immense. Ces derniers mois, son état de santé s’était visiblement fragilisé, comme avaient pu le constater les téléspectateurs lors de ses apparitions dans l’émission Stars Parade, diffusée sur TV5 Monde. Malgré la maladie, l’artiste continuait de partager sa passion et son savoir avec le public. Époux de l’artiste guinéenne Kamaldine Conté, connue pour le tube Madada sorti en 2002, Boncana Maïga a marqué plusieurs générations de musiciens africains. Sa carrière a été jalonnée de collaborations prestigieuses avec de grandes figures de la musique africaine et internationale, dont Aïcha Koné, Pierrette Adams, Manu Dibango — avec qui il a animé l’orchestre musical de la télévision ivoirienne — ainsi que Oumou Sangaré. Visionnaire et ouvert sur le monde, le musicien a su dépasser les frontières musicales en intégrant le groupe Africando, tout en restant profondément attaché aux sonorités afro-cubaines. Il est également l’un des cofondateurs de ce collectif intergénérationnel aux côtés du producteur guinéen Ibrahim Sylla, fondateur de Syllart Productions. De retour au Mali en 2005, Boncana Maïga s’investit dans le développement de l’industrie musicale locale. Après avoir contribué à lancer la carrière d’Ibro Diabaté, il a créé Maestro-Sound Mali, une structure spécialisée dans l’événementiel et la production musicale. La disparition de Boncana Maïga est vécue comme une perte immense par la grande famille de la musique africaine. Avec lui, c’est un véritable baobab de la culture qui s’effondre, laissant un vide difficile à combler. Keita Idrissa, correspondant de Guineematin.com au Mali

Share this post: