Mali : le président de la Transition Assimi Goïta célèbre l’Aïd el-Fitr au palais de Koulouba
2026-03-19 - 16:22
Le Mali a célébré ce jeudi 19 mars 2026 la fête de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois sacré du Ramadan. Le pays figure parmi les premiers à avoir observé cette importante célébration religieuse, dans un contexte de ferveur et de recueillement. À Bamako, la prière a été organisée au palais présidentiel de Koulouba, où le président de la Transition, le général Assimi Goïta, accompagné de membres du gouvernement, a pris part à ce moment de communion avec les fidèles musulmans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans le pays. La cérémonie s’est déroulée sous la conduite de l’imam de la mosquée du palais, Oustaz Abdrahamane Touré, qui a rappelé dans son sermon la portée spirituelle du Ramadan, tout en formulant des prières pour la paix et la stabilité du Mali, confronté à une crise persistante. À l’issue de la prière, le chef de l’État a placé le Ramadan 2026 sous le signe de la cohésion nationale. « Je voudrais rendre grâce à Allah le Tout-Puissant qui nous a donné l’opportunité de célébrer l’Aïd el-Fitr, un moment de communion, de partage et surtout de pardon », a déclaré Assimi Goïta. Il a également salué l’élan de solidarité des Maliens durant le mois sacré, notamment à travers l’initiative « Sungalo Solidarité ». Le président de la Transition a par ailleurs évoqué les priorités nationales, en mettant l’accent sur l’éducation et la culture, qu’il a érigées en axes majeurs pour l’année 2026. Selon lui, une refondation du système éducatif et une meilleure valorisation du capital humain sont indispensables pour renforcer la souveraineté nationale du pays. Dans cette dynamique, Assimi Goïta a également annoncé la mise en place d’un Observatoire pour la paix et la réconciliation nationale, une structure dont la direction a été confiée à l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga. L’objectif affiché est de consolider la cohésion sociale et de renforcer la stabilité du Mali. À noter que le chef de l’État ne célèbre plus l’Aïd à la grande mosquée de Bamako depuis un incident survenu en juillet 2021 lors de la fête de la Tabaski, où il avait été victime d’une tentative d’agression. Keita Idrissa, depuis Bamako pour Guineematin.com