Mariama Ciré jugée pour coups et blessures volontaires : « C’est elle qui a porté le premier coup »
2026-03-11 - 08:27
Poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné des blessures au visage de dame Kadiatou Diallo, la prévenue Mariama Ciré Diallo a comparu ce mardi, 10 mars 2026, au tribunal de Dixinn. À la barre, cette femme de 35 ans, mariée et mère de famille, a reconnu les faits qui lui sont reprochés tout en affirmant avoir agi en état de légitime défense, a constaté Guineematin.com à travers l’un de ses reporters. Placée en détention depuis le 20 février 2026 à la maison centrale de Conakry, la prévenue répond des accusations de violences ayant causé des blessures à la partie civile. Appelée à s’expliquer devant le tribunal, Mariama Ciré Diallo, marchande et mère de deux enfants, a retracé les circonstances ayant conduit à l’altercation. Selon elle, l’incident trouve son origine dans une dispute familiale. « Tout a commencé par une dispute entre le jeune frère de ma coépouse, ma coépouse elle-même et moi. Pendant cette altercation, une voisine nommée Kadiatou Diallo s’est mêlée de l’affaire pour prendre la défense de ma coépouse, alors que le problème ne la concernait pas », a-t-elle expliqué à la barre. Elle affirme que son mari avait tenté d’apaiser les tensions en réunissant les protagonistes afin de trouver une solution. Mais la situation aurait dégénéré par la suite. « À son retour du travail, mon mari nous a réunies pour comprendre ce qui s’était passé et essayer de régler le différend. Mais la voisine a continué à m’insulter. Profitant d’un moment où mon mari s’était éloigné, elle m’a lancé une pierre au visage, ce qui m’a blessée. Pour me défendre, je l’ai frappée avec le verre de café que je tenais à la main, ce qui l’a blessée à son tour. Je tiens à préciser que c’est elle qui a porté le premier coup et qu’elle s’est immiscée dans une dispute familiale qui ne la concernait pas », a soutenu la prévenue. Après avoir entendu les explications de Mariama Ciré Diallo, le tribunal a ordonné sa mise en liberté provisoire. Le juge a ensuite renvoyé l’affaire au 17 mars 2026 afin de permettre la comparution de la partie civile et la poursuite des débats. Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com