Mercredi des cendres : les chrétiens appelés à la conversion et au renouveau spirituel
2026-02-19 - 09:55
Les fidèles chrétiens de N’Zérékoré, à l’instar de ceux du monde entier, ont entamé ce mercredi, 18 février 2026, le temps du carême à l’occasion de la célébration du Mercredi des cendres. Dans les différentes paroisses de la ville, de nombreux croyants ont répondu à l’appel pour recevoir l’imposition des cendres, un rite sobre mais chargé de sens spirituel, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture. Le carême, période de quarante jours précédant la fête de Pâques, renvoie aux quarante jours passés par Jésus-Christ dans le désert. Il constitue pour les chrétiens un temps privilégié de jeûne, de prière et de conversion intérieure. Dans son homélie, Monseigneur Mathieu Loua a exhorté les fidèles à l’unité et à l’humilité sur le chemin pascal. « La cendre rappelle à l’homme sa fragilité. Lorsque le prêtre dit : Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière, il invite chacun à une conversion sincère du cœur », a-t-il souligné. Pour l’homme d’Église, le carême ne se limite pas à une simple privation alimentaire : « C’est un temps de transformation intérieure. Le jeûne doit s’accompagner de la prière et du partage envers les plus démunis », a-t-il précisé, avant de conclure que « le carême est une école de patience et d’amour, où le vrai changement commence par soi-même ». La cendre, symbole de repentance Issues des rameaux bénis de l’année précédente, les cendres sont déposées sur le front des fidèles en forme de croix. Elles symbolisent la pénitence, le regret des fautes et le désir de se rapprocher de Dieu. À la sortie de la messe, Widô Lamah, une fidèle, témoigne : « Recevoir les cendres me rappelle que la vie est courte. C’est aussi un nouveau départ. Je profite du carême pour corriger certains comportements et renforcer ma foi. » Même son de cloche chez Gabriel Camara : « Pour moi, le carême est un moment de discipline personnelle. Ce n’est pas seulement de ne pas manger, c’est surtout changer intérieurement et améliorer ses relations avec les autres », confie-t-il. Un temps de responsabilité et de solidarité Présent à la célébration, Guy Roland, venu de Côte d’Ivoire, a rappelé la portée sociale du carême : « Au-delà des rites religieux, la messe du carême interpelle sur la responsabilité individuelle, le pardon et la solidarité. Dans un contexte parfois marqué par les tensions et les difficultés économiques, ce temps liturgique invite à la réconciliation et à l’espérance. » Les quarante jours qui s’ouvrent s’annoncent ainsi comme un cheminement spirituel pour les chrétiens, appelés à marcher vers la lumière de Pâques dans le silence, la prière et le partage. Depuis N’Zérékoré, Alain Lamah pour Guineematin.com Tél. : +224 626 20 80 44