Mexique : au moins 25 membres des forces de l’ordre tués en représailles après la mort du chef du puissant cartel CJNG
2026-02-24 - 15:35
Le Mexique est plongé dans une nouvelle vague de violences. Au moins 25 membres des forces de sécurité ont été tués dans plusieurs attaques coordonnées, déclenchées en représailles à la mort de Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », chef du puissant Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG). Selon les autorités mexicaines, le chef du cartel a été abattu dimanche lors d’une opération militaire menée dans l’État de Jalisco. L’intervention aurait eu lieu dans une zone boisée, où les forces armées ont engagé un échange de tirs avec le narcotrafiquant. L’annonce de sa mort a provoqué une flambée de violences dans plusieurs villes du pays. Des groupes armés affiliés au CJNG ont multiplié les attaques contre des postes de police, des convois militaires et des bâtiments publics. Des véhicules ont été incendiés, des axes routiers bloqués et des commerces contraints de fermer face à l’ampleur des troubles. Le bilan provisoire fait état d’au moins 25 policiers et militaires tués, ainsi que de nombreux blessés. Plusieurs suspects auraient été interpellés, mais les autorités redoutent une intensification des affrontements dans les jours à venir. Figure centrale du narcotrafic international, Nemesio Oseguera Cervantes était considéré comme l’un des criminels les plus recherchés du pays. Son organisation, le CJNG, s’est imposée ces dernières années comme l’un des cartels les plus puissants et les plus violents du Mexique, impliqué dans le trafic de drogue, l’extorsion, les enlèvements et le blanchiment d’argent. Le gouvernement fédéral a annoncé le déploiement de renforts militaires dans les zones les plus touchées, notamment dans l’État de Jalisco et les régions limitrophes, afin de rétablir l’ordre et prévenir une escalade. Si la mort d’« El Mencho » constitue un coup dur pour le CJNG, plusieurs analystes estiment qu’elle pourrait ouvrir une période d’instabilité interne et de luttes de succession, avec le risque d’une recrudescence des violences à l’échelle nationale. Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com