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Ministère de l’Élevage : Félix Lamah décline sa feuille de route

2026-02-05 - 17:57

Confirmé à la tête du ministère de l’Élevage, Félix Lamah a officiellement pris fonction ce jeudi, 5 février 2026. La cérémonie, présidée par le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement. Félix Lamah a mis l’occasion à profit pour réaffirmer son engagement à accompagner le président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya, dans la mise en œuvre des politiques publiques. « Je peux le rassurer de ma détermination et de mon engagement à ses côtés pour mener à bien ce secteur qui est un maillon et un pilier essentiel de l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle de la République de Guinée », a-t-il dit. Le ministre de l’élevage a également présenté les grandes orientations de sa feuille de route, avec pour ambition de faire du secteur de l’élevage un moteur de développement économique et social. Selon lui, la priorité immédiate consistera à renforcer la gouvernance du secteur, notamment à travers la validation et la vulgarisation des textes réglementaires à tous les niveaux. « Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre nos objectifs qui nous sont assignés. D’abord, nous devons travailler sur la gouvernance du secteur de l’élevage en faisant en sorte que l’ensemble des textes réglementaires soient rapidement validés et divulgués à tous les niveaux. C’est très important. Nous devons continuer la restructuration des différentes filières du secteur de l’élevage. C’est le soubassement de la réussite, du développement et de la modernisation de l’élevage. Ensuite, nous devons travailler d’arrache-pied pour une meilleure production animale, une transformation des produits animaux et des sous-produits animaux pour davantage créer de l’emploi pour l’élevage. Mais aussi créer de la valeur dans le secteur. Il est important que la transformation de ces produits et de ces sous-produits soit un levier de création de valeur pour nos éleveurs, mais également pour le pays, parce que nous devons contribuer substantiellement au PIB du pays », a-t-il indiqué. Félix Lamah a également exprimé son ambition de porter la contribution du secteur de l’élevage au produit intérieur brut (PIB) national de 7 % actuellement à au moins 15 % dans les cinq prochaines années. La production d’aliments de qualité pour le bétail, la santé animale et la sécurité sanitaire des produits destinés à la consommation ont également été identifiées comme des priorités majeures. « Aujourd’hui, nous sommes à 7%. Nous devons viser, dans les cinq années à venir, à atteindre au moins les 15% du PIB. Mais également nous devons travailler à ce qu’il y ait une production d’aliments pour le secteur de l’élevage, des aliments de qualité. Nous devons travailler également à la santé animale. Nous ne pouvons pas nous permettre, dans le cadre de la consommation de masse, qu’il y ait un produit issu du secteur de l’élevage, de la production de masse, qui ne soit pas de qualité. Nous devons mettre un point d’honneur à servir dans les assiettes des Guinéennes et des Guinéens des produits de qualité. Et cela doit faire partie de notre stratégie et de la politique que nous allons mettre ensemble en œuvre. Nous devons également travailler à la recherche, à l’innovation et à la technologie. Nous avons déjà démarré l’insémination artificielle, nous devons continuer. Nous devons déjà continuer à travailler aussi sur l’amélioration génétique de la race locale que nous avons qui est la race N’dama », a-t-il indiqué. Félix Lamah a également évoqué la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs, en misant notamment sur la traçabilité et les outils technologiques. « Vous savez mieux que moi que nous avons connu beaucoup de conflits entre agriculteurs et éleveurs, et nous continuons d’ailleurs à y travailler. Nous avons obtenu beaucoup de résultats dans la gestion de ces conflits, et nous devons continuer davantage à apaiser la tension entre agriculteurs et éleveurs. Et cela passera aussi entre autres par la technologie à travers la traçabilité de l’ensemble du cheptel que nous avons, mais également par l’amélioration génétique de la race locale que nous avons également qui est la race N’dama. Et en fin, nous devons travailler à la mise en œuvre d’infrastructures modernes : des abattoirs, des boucheries, les espaces pastoraux. Nous avons déjà démarré, nous devons continuer », a décliné le ministre Félix Lamah. Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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