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Mort de l’ayatollah Khamenei : l’Iran promet un « châtiment sévère » à ses meurtriers

2026-03-01 - 11:05

C’est désormais officiel : Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué à Téhéran lors des frappes israélo-américaines menées ce samedi 28 février 2026 contre plusieurs villes de l’Iran. Les autorités iraniennes ont confirmé ce dimanche la nouvelle annoncée hier par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou puis par le président américain Donald Trump. Ce qui met fin à plusieurs heures d’incertitude autour du sort de celui qui dirigeait la République islamique depuis 1989. Et la disparition de la plus haute autorité politique et religieuse du pays s’accompagne d’un lourd bilan au sommet de l’État iranien. Car les médias d’État ont confirmé aussi la mort de sept hauts responsables du pays annoncée hier par l’armée israélienne. Parmi eux figurent Ali Shamkhani, conseiller du Guide suprême iranien ; Mohammad Pakpour, le chef des Gardiens de la Révolution ; Abdolrahim Mousavi, le chef d’état-major des armées ; et le général Gholamreza Rezaian, le chef des renseignements nationaux de la police. L’Iran a décrété 40 de deuil national suite à la mort de son guide suprême et de toutes les personnes tuées dans les frappes israélo-américaines. Peu après l’annonce du décès de l’ayatollah Khamenei, des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Enghelab à Téhéran. Vêtus de noir, pour la plupart, certains en pleurs, et brandissant des portraits du guide disparu, les manifestants ont scandé des slogans comme « Mort à l’Amérique ! » et « Mort à Israël ! ». Des mobilisations similaires ont été signalées dans plusieurs autres villes du pays, où des manifestants ont appelé les forces armées iraniennes à venger la mort du dirigeant religieux. Et c’est justement ce que promettent les autorités iraniennes. Le président Massoud Pezeshkian a indiqué dans un communiqué que venger la mort de l’ayatollah Khamenei constitue à la fois un « droit et un devoir légitime » pour la République islamique. Selon lui, la mort de cette « plus haute autorité politique de la République islamique d’Iran et d’un éminent chef du chiisme dans le monde est une déclaration de guerre contre les musulmans, et en particulier contre les chiites, partout dans le monde ». À noter que le président Pezeshkian est l’une des trois personnalités désignées pour assurer la transition en Iran en attendant la désignation d’un nouveau guide suprême. Abondant dans le même sens, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, a déclaré que l’Iran frappera les États-Unis et Israël « avec une force qu’ils n’ont jamais vue ». De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont promis un « châtiment sévère aux meurtriers » d’Ali Khamenei. Sur le terrain, la guerre s’intensifie déjà. Les États-Unis et Israël poursuivent leurs frappes contre des cibles iraniennes alors que Téhéran maintient sa riposte. Plusieurs explosions ont été signalées ce dimanche matin à Jérusalem et dans d’autres villes israéliennes, mais aussi dans plusieurs monarchies du Golfe abritant des bases militaires américaines. Cette situation augmente les craintes d’un embrasement de toute la région. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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