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N’Zérékoré : Catherine Vaniwha défie les stéréotypes en choisissant la chaudronnerie

2026-01-28 - 23:03

Dans la commune urbaine de N’zérékoré, durant cette période scolaire, de nombreux jeunes s’occupent à diverses activités pour préparer leur avenir. Si la couture et la coiffure restent les métiers traditionnellement associés aux jeunes filles, Catherine Vaniwha Dramou a fait un choix peu commun : la chaudronnerie. Un métier exigeant physiquement, qu’elle exerce seule au milieu de jeunes garçons, brisant ainsi les barrières de genre, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture. Âgée d’une vingtaine d’années, Catherine explique que sa passion pour ce métier ne date pas d’hier. « J’aime ce métier depuis très longtemps. Quand je le pratique, je me sens libre. Et cela me permet de bien préparer mon avenir et celui des autres, car quand je serai une maîtresse-artisan, j’aurai aussi des apprentis à former », confie-t-elle. Comme tout apprentissage, le début n’a pas été facile. La jeune fille reconnaît avoir rencontré des difficultés liées à l’effort physique et aux longues heures de travail. « Au début, m’asseoir longtemps pour souder me fatiguait beaucoup, puisque je suis grosse. Mais avec le temps, je me suis adaptée. Heureusement, mes parents m’encouragent énormément », ajoute-t-elle. Au-delà de son parcours personnel, Catherine Vaniwha adresse un message fort aux jeunes de son âge, en particulier aux jeunes filles. Elle les invite à croire en leurs choix et à apprendre un métier. « Dans la vie, si tu prends la décision de faire quelque chose, tu as aussi la force de la réaliser. Dieu aide, mais il faut d’abord apprendre un métier. J’encourage mes amies à choisir un métier, pas seulement la chaudronnerie. Il y a plusieurs options, il suffit d’en choisir une et de s’y engager », lance-t-elle. Enfin, la jeune chaudronnière interpelle les autorités. Elle appelle le gouvernement et les responsables locaux à soutenir davantage les jeunes filles engagées dans les métiers techniques, notamment celles issues des centres de formation professionnelle. « Nous manquons de certains matériels et d’opportunités d’emploi. Si les autorités nous aidaient à obtenir des équipements et du travail, cela nous aiderait vraiment », plaide-t-elle. À travers son engagement, Catherine Vaniwha Dramou incarne l’espoir d’une jeunesse féminine déterminée à s’imposer dans des secteurs encore largement dominés par les hommes. Depuis N’zérékoré, Alain Lamah pour Guineematin.com ‎Tél. : +224 626 20 80 44

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