Nucléaire iranien : Washington déterminé à empêcher Téhéran d’accéder à la bombe, « d’une manière ou d’une autre »
2026-02-18 - 14:34
A l’issue d’une réunion ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tenue au siège de l’OCDE à Paris (en France), le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a réitéré ce mercredi, 18 février 2026, la détermination des Etats-Unis à empêcher l’Iran, “d’une manière ou d’une autre”, de se doter de l’arme nucléaire. Une déclaration ferme qui intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour du programme nucléaire iranien. « Ils (l’Iran) ont été très clairs sur ce qu’ils feraient avec des armes nucléaires. C’est totalement inacceptable. Donc d’une manière ou d’une autre, nous allons mettre un terme, dissuader la marche de l’Iran vers l’arme nucléaire », a-t-il déclaré. Ces déclarations interviennent alors que des responsables américains et iraniens ont tenu mardi à Genève une deuxième session de pourparlers indirects visant à réduire les tensions et à éviter une escalade pouvant déboucher sur une intervention militaire américaine contre les installations nucléaires iraniennes. Selon les autorités iraniennes, les discussions organisées en Suisse auraient permis de s’accorder sur « un ensemble de principes directeurs » en vue d’un éventuel compromis. Téhéran affirme vouloir poursuivre la voie diplomatique, tout en réaffirmant le caractère civil de son programme nucléaire. Du côté américain, le ton se veut plus prudent. Le vice-président JD Vance a reconnu que le dialogue restait ouvert, mais a souligné que des divergences significatives subsistaient, notamment concernant les « lignes rouges » fixées par Washington. Parmi ces exigences figureraient des garanties strictes sur l’enrichissement d’uranium, le contrôle international renforcé et la limitation durable des capacités nucléaires iraniennes. Un dossier hautement sensible Le dossier nucléaire iranien demeure l’un des points les plus explosifs de la géopolitique internationale. Depuis le retrait américain de l’accord de 2015 et la reprise progressive de certaines activités nucléaires par Téhéran, les tensions n’ont cessé de croître. Les puissances occidentales redoutent que l’Iran ne réduise progressivement le « temps de percée » nécessaire à la fabrication d’une arme nucléaire. Pour Washington, empêcher une telle évolution est à la fois un impératif sécuritaire et un message stratégique adressé à l’ensemble de la communauté internationale. Une Iran nucléaire pourrait, selon les analystes, déclencher une course aux armements dans la région et fragiliser davantage un Moyen-Orient déjà marqué par de multiples foyers de conflit. Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com Tel : 622 97 27 22