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ONU : le Ghana réclame une reconnaissance de la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l’humanité »

2026-02-16 - 12:58

Le Ghana entend porter la question de l’esclavage transatlantique au plus haut niveau diplomatique. Son président, John Dramani Mahama, a annoncé ce dimanche 16 février 2026 que son pays déposera en mars une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies visant à désigner la traite des esclaves africains comme « le plus grave crime contre l’humanité ». L’annonce a été faite à la clôture du sommet annuel de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba. « Cette résolution aux Nations unies n’est que la première étape. Nous pensons qu’avec les consultations que nous avons menées et l’appui de l’Union africaine (UA), la vérité sera enfin reconnue : la traite transatlantique des esclaves a été la plus grande injustice et le plus grand crime contre l’humanité », a déclaré John Dramani Mahama. Le texte, qui sera soumis aux États membres, prendra la forme d’une « déclaration sur la traite des Africains réduits en esclavage et l’asservissement racialisé des Africains, qualifiés de crime le plus grave contre l’humanité », a précisé le chef de l’État ghanéen. Ancienne colonie britannique, le Ghana fut le premier pays d’Afrique subsaharienne à accéder à l’indépendance en 1957. Son territoire porte encore les traces matérielles de la traite négrière. Le fort de Cape Coast, ancien comptoir colonial, est inscrit depuis 1979 au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2023, l’ancien président ghanéen, Nana Akufo-Addo, avait appelé à faire front commun pour obtenir des réparations liées à l’esclavage transatlantique et aux préjudices de l’ère coloniale. Mais pour son successeur, le combat va au-delà de la question d’indemnisation. « Il ne s’agit pas seulement d’une compensation financière, il s’agit de rétablir la vérité historique », a dit John Mahama. Pour l’instant, dit-il, « notre objectif est de soumettre la résolution à l’Assemblée [générale de l’ONU], de laisser le monde reconnaître que cela s’est produit et qu’il n’y a pas eu, dans l’histoire récente ou dans l’histoire du monde, d’injustice plus grave contre l’humanité que la traite des esclaves », a indiqué le président ghanéen, soulignant que « l’adoption de cette résolution n’effacera pas l’histoire, mais elle la reconnaîtra ». Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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