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Oumar Bah, président du parti PUL, porte plainte contre l’État guinéen : « Je réclame une indemnisation »

2026-02-14 - 07:28

Oumar Bah, président du Parti de l’Unité et de la Liberté (P.U.L) vient de porter plainte contre l’État guinéen. Ce leader politique reproche aux autorités pénitentiaires de lui avoir refusé une hospitalisation alors qu’il était malade durant son incarcération à la Maison centrale de Conakry. À travers cette procédure judiciaire, il réclame une indemnisation et entend « interpeller l’exécutif » sur la prise en charge sanitaire des détenus. Cette affaire remonte à fin août 2024. Oumar Bah est alors interpellé par des gendarmes à Taouyah, puis conduit à la Brigade de recherches de Kipé, où il dit avoir été retenu pendant quatre jours. « Après ma libération, je suis allé rencontrer mon avocat, et on a décidé d’engager une procédure judiciaire. Donc, on a porté plainte contre ces gendarmes et militaires, parce qu’il y avait aussi des militaires parmi eux. Mais une fois au tribunal, le juge a décerné un mandat de dépôt contre moi. Ça, c’était le 2 septembre 2024. Donc, je me suis retrouvé à la Maison centrale de Conakry », a-t-il expliqué. En effet, le leader politique était poursuivi par un autre citoyen pour escroquerie dans une affaire de vente d’un immeuble lui appartenant. À la barre, il avait reconnu avoir vendu le bien au plaignant, tout en niant catégoriquement toute intention frauduleuse. Mais malgré ses arguments présentés devant le tribunal, le président du P.U.L est reconnu coupable et condamné à un an d’emprisonnement ferme. « Moi, j’appelle cela une procédure de main noire. Je suis convaincu qu’il y avait une main noire derrière le dossier », soutient-il. Au moment où il purgeait sa peine, Oumar Bah est tombé malade en prison. Souffrant de diabète, il dit avoir sollicité une hospitalisation, sans succès. « J’étais gravement malade en prison, donc j’ai demandé une hospitalisation, mais ils ont refusé. Il a fallu que je paie beaucoup d’argent pour que l’administration pénitentiaire accepte de me conduire au service diabétologie de l’hôpital Donka pour des examens à nos propres frais. Deux semaines plus tard, les résultats des examens sont sortis. Le médecin a dit que je devais être hospitalisé en urgence, mais ils ont toujours refusé mon hospitalisation. On a fait beaucoup de démarches en vain », déplore M. Bah. Le leader politique est donc resté en prison jusqu’à la fin de sa peine. Dès sa sortie de prison, il s’est rendu en France pour suivre son traitement. Récemment rentré en Guinée, Oumar Bah a décidé de porter l’affaire devant la justice. Il a déposé une plainte au niveau du Parquet général près la Cour d’appel de Conakry. « Quand j’ai été libéré, c’est le même jour que j’ai été évacué en France pour mon traitement. Donc, aujourd’hui, j’ai porté plainte contre l’État pour réclamer une indemnisation mais aussi pour interpeller l’exécutif afin de mettre fin à ce genre de situations dans notre pays », a dit Oumar Bah. Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com Tel. : 628 12 43 62

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