Période de pénitence en Guinée : Sophie Théa invite au pardon et au vivre-ensemble
2026-02-23 - 11:35
A cette période de recueillement et d’élévation spirituelle, marquée par le carême chrétien et le Ramadan musulman, plusieurs voix se font entendre sur la nécessité de la tolérance, du pardon et de la culture de la paix. Parmi ces voix, celle de Sophie Théa, enseignante chercheure à l’université de N’Zérékoré, résonne comme un appel fort. Dans une vidéo de trois minutes, elle a solennellement interpellé les autorités administratives, les leaders religieux, les fidèles croyants ainsi que l’ensemble des différentes couches sociales sur la nécessité de redonner tout son sens aux valeurs fondamentales du pardon, de l’amour, de la paix et du vivre-ensemble, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé à N’Zérékoré. Dans un contexte où des incompréhensions peuvent parfois fragiliser la cohésion communautaire, l’enseignante a rappelé que les périodes de pénitence ne sauraient se limiter à des pratiques rituelles, mais doivent être des moments privilégiés de transformation intérieure, de réconciliation et de renforcement du tissu social. « Les événements tragiques de 2013 pendant le ramadan à N’Zérékoré avaient profondément attristé mon âme sans aucun pouvoir d’intervenir. Voici que nous sommes ensemble, en cette période de pénitence du carême chrétien et du jeûne musulman. Personnellement, je qualifie cette coïncidence de grâce divine. Ainsi, dans l’esprit d’une culture de paix, d’unité et de la tolérance, je voudrais très humblement que chacun de nous porte son manteau de père et de mère de famille pour notre pays, pour notre ville, N’Zérékoré. Que nous puissions dire à notre entourage, à nos enfants et à nos collaborateurs, que nous pouvons bel et bien vivre ensemble malgré nos divergences, en se disant que je peux aimer Zaoro, je peux aimer Moussa en tant que créature divine », a dit Dame Sophie Théa. Pour illustrer ses propos axés sur l’amour du prochain, l’enseignante chercheure fait recours aux livres saints. « Le Coran souligne que les différences des peuples et des tribus sont faites pour se connaître, favorisant la fraternité universelle (Sourate 49, verset 13). De même, dans la Bible (Matthieu chapitre 22 verset 39), Jésus dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ainsi donc, chère population de N’Zérékoré, aimons-nous dans la miséricorde », a lancé Dame Sophie Théa, enseignante chercheure à l’université de N’Zérékoré. À travers cet appel empreint de responsabilité et de sagesse, elle invite chacun à dépasser les clivages, à cultiver la tolérance et à faire du pardon un levier de stabilité et d’unité nationale. De N’Zérékoré, Jean David Loua pour Guineematin.com