TheGuineaTime

Photographie : le parcours inspirant de Youssouf Diallo, fondateur de Umbrella Vision

2026-03-20 - 23:53

La photographie est un métier créatif qui continue d’attirer de nombreux jeunes à travers le monde. Entre expression artistique et opportunités professionnelles, elle séduit une nouvelle génération en quête de sens et d’indépendance. Dans la matinée de ce jeudi 19 mars 2026, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de Youssouf Diallo, au marché de Bailobaya, dans la commune de Kagbelen, passionné de photographie depuis son plus jeune âge. Youssouf Diallo, fondateur de Umbrella Vision Le métier de photographe est un héritage pour Youssouf Diallo. Fils de photographe, il développe un intérêt particulier pour l’image dès son enfance. Aujourd’hui, il est propriétaire d’un studio de photographie, Umbrella Vision, situé au marché de Bailobaya, dans la commune de Kagbelen. Guineematin.com : pouvez-vous nous parler brièvement de votre studio ? Youssouf Diallo : Notre studio, Umbrella Vision, a été officiellement ouvert samedi dernier en présence des médias. Le nom « Umbrella Vision » vient de l’anglais et signifie « parapluie ». Il symbolise l’héritage de mon père, qui fut l’un des premiers photographes en Guinée. Il a également exercé à Dakar, où il possédait un studio appelé Studio Bokandi. Aujourd’hui, j’évolue sous son ombre, en m’inspirant de son parcours et de sa vision. Mon objectif est de poursuivre son œuvre et d’atteindre, voire de dépasser, ses ambitions. Depuis combien de temps faites-vous ce métier ? Je pratique la photographie depuis plus de 20 ans. J’ai débuté en 2002 aux côtés de mon père, où j’ai développé très tôt une véritable passion pour ce métier. Plus tard, à l’université, j’ai décidé de m’y consacrer pleinement en me formant en photographie. Cela m’a permis d’acquérir de l’expérience et de collaborer avec de grandes institutions, notamment des structures de l’État et plusieurs ministères. Jusqu’en 2025, j’ai travaillé au sein du département ministériel en charge de la promotion féminine, où j’occupais le poste de responsable de la production audiovisuelle, aussi bien en photographie qu’en vidéo. Avez-vous suivi des formations, en plus de l’expérience acquise auprès de votre père ? Au-delà de mon parcours académique, j’ai choisi de me spécialiser pleinement en photographie en suivant plusieurs formations, notamment à Dakar. Ces expériences m’ont permis de collaborer avec APA Photo au Sénégal depuis 2015. Grâce à ce parcours, j’ai eu l’opportunité de participer à la Coupe du monde 2022 au Qatar en tant que photographe. Par la suite, j’ai poursuivi mon perfectionnement en Malaisie, puis à Dubaï, où j’ai continué à collaborer avec des professionnels rencontrés lors de cet événement. Aujourd’hui, fort de ces expériences internationales, j’ai décidé de m’inscrire dans une dynamique de responsabilité en ouvrant enfin ce studio. Bien que les démarches administratives aient été faites depuis longtemps, le projet n’avait pas encore été concrétisé. Quels services proposez-vous actuellement à vos clients ? Nous proposons une large gamme de services, notamment la couverture photographique de panels, de conférences, de mariages et de baptêmes. Nous intervenons également dans le domaine du documentaire, les shootings de concerts, la publicité, la photographie sportive, ainsi que la réalisation de clips vidéo. Qu’est-ce qui fait la différence entre votre studio et les autres ? La particularité de notre studio réside dans la créativité, la constance et la passion. Beaucoup considèrent la photographie comme un passe-temps ou un moyen de gagner un peu d’argent. Pour nous, c’est un vrai métier que nous aimons et que nous vivons pleinement. Mon père a vécu de la photographie et a élevé ses huit enfants grâce à ce métier. Parmi eux, je suis le seul à avoir choisi de suivre ses pas. C’est cette passion qui guide mon travail et qui m’accompagne dans ma vie personnelle, puisque je me suis marié en 2017 en vivant pleinement de ce métier. Comment faites-vous pour que vos clients se sentent à l’aise lors des séances photo ? Vous verrez, même dans les moindres détails, que j’ai des techniques pour mettre mes clientes à l’aise. Je leur montre les différentes poses et je crée d’abord un climat de confiance et d’affection entre nous. Cela leur permet de revenir, car il ne s’agit pas seulement de la séance du jour, mais aussi de construire une relation pour l’avenir. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur l’argent immédiat, mais sur la relation à long terme : la personne que vous avez devant vous aujourd’hui reviendra demain si vous avez su créer ce lien. Quel type de moment préférez-vous immortaliser en photo ? Les moments forts pour moi sont ceux où je pense à ma mère. Quand je m’assois et que je me souviens de tout ce qu’elle a fait pour mon père dans son métier de photographe, je ressens une grande émotion. À l’époque où mon père avait son studio à Dakar, ma mère vendait à l’extérieur, devant ou derrière le studio. Mais dès qu’un client arrivait en l’absence de mon père, elle entrait dans le studio, prenait l’appareil et photographiait le client elle-même. Le laboratoire était sur place : elle développait la photo et rendait le service immédiatement. Quand je repense à l’amour, à l’entente et à la créativité que mes parents partageaient, je me sens directement inspiré. Ce sont ces souvenirs qui constituent mes moments forts et qui me poussent chaque jour à redoubler d’efforts pour continuer à apprendre et à m’améliorer. Propos recueillis par Moussa Konaté pour Guineematin.com Tél. : (+224) 621 01 68 09

Share this post: